Grève: les services d'urgence maintenus

Ambulanciers - Grève: les services d'urgence maintenus

La grève prévue des ambulanciers n'affectera pas les services d'urgence si elle est déclenchée.Photo Archives


Emmanuel Delacour

Dernière mise à jour: 11-12-2012 | 13h49

MONTRÉAL - Les Québécois pourront dormir sur leurs deux oreilles. La grève prévue des ambulanciers n'affectera pas les services d'urgence si elle est déclenchée.

À moins d'un revirement à la table de négociation, près de 2500 paramédicaux membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) formeront des piquets de grève dès le 24 décembre.

Toutefois, les services essentiels visant la population seront offerts à 100% de leur capacité, comme que le prévoit la loi.

«L'impact se fera au niveau administratif, au niveau des employeurs, a insisté Dany Lacasse, vice-président responsable du secteur privé à la FSSS-CSN. La population n'a pas à s'inquiéter. Juste pour vous donner un exemple, aller porter une ambulance au garage pour faire un changement d'huile fait partie des services essentiels.»

Les moyens de pression mis en branle par les paramédicaux consistent, entre autres, à refuser d'encadrer les élèves stagiaires en soins préhospitaliers d'urgence et à cesser de raccompagner le personnel œuvrant à titre d'escorte médicale.

«Nous allons aussi remplir certains formulaires administratifs à l'encre verte, ce qui empêche la photocopie», a souligné Réjean Leclerc, membre du comité national de négociation du secteur préhospitalier CSN.

Sans contrat depuis 2010

Les paramédicaux sont sans contrat de travail depuis mars 2010 et ils sont en négociations avec le gouvernement depuis avril 2011.

La dernière offre qui a été déposée sur la table prévoyait des augmentations salariales équivalentes à celles des employés de la fonction publique et parapublique.

Elle a été rejetée à 71% par les techniciens ambulanciers membres de la CSN, en juillet dernier.

Le syndicat réclame la réduction des échelons salariaux et la bonification du régime de retraite. De plus, les paramédicaux veulent l'amélioration de leur période de probation et le retrait des frais de caserne imposés par les employeurs. Les ambulanciers doivent résider à moins de cinq minutes des véhicules d'urgence, sans quoi les employeurs exigent qu'ils soient hébergés dans les casernes à leurs frais.

Ces deux derniers points sont «des irritants majeurs qui persistent depuis des années», selon les représentants syndicaux.


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