La nouvelle version de la loi 101 déposée avant Noël

Québec - La nouvelle version de la loi 101 déposée avant Noël

Diane De CourcyPhoto Jean-Louis Fortin / Agence QMI


Charles Lecavalier

QUÉBEC - Le Parti québécois s'appuie sur les études de l'Office québécois de la langue française pour vendre sa nouvelle loi 101, qui touchera directement «la question de la langue de travail».

«C'est très clair que la question de la langue de travail sera abordée dans le projet de loi», a lancé hier la ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, lors d'un point de presse improvisé.

«Noël est tôt au Parlement. Ce sera avant Noël», a-t-elle ajouté, confirmant que le projet de loi sur une nouvelle Charte de la langue française sera déposé la semaine prochaine.

Le Parti québécois avait promis durant la dernière campagne électorale d'imposer la loi 101 aux petites entreprises.

Glissade vers l'anglais

Mme De Courcy croit que le Québec «glisse» vers l'anglais comme langue de travail depuis 1989 et que le rapport de l'OQLF démontre un phénomène de «bilinguisation».

Les études sur la langue du travail réalisées par l'organisme «indiquent que l'utilisation du français comme principale langue de travail a diminué au cours des dernières années», a soutenu cette dernière.

Il reste que ces études démontrent que 89% des Québécois utilisent majoritairement le français au travail. À Montréal, l'usage du français a bondi de 69% à 80% de 1971 à 2010.

Ce qui fait tiquer la ministre, c'est le recul de 2% par rapport au sommet atteint en 1989 et le taux de bilinguisation à Montréal, où 82% des travailleurs utilisent l'anglais et le français au travail.

Pour faire avancer son projet de loi, le Parti québécois devra toutefois convaincre la Coalition avenir Québec.

Son chef, François Legault, est sceptique. Bien que «des efforts sont à faire à Montréal», il faut «d'abord appliquer la loi actuelle», croit l'ancien péquiste.


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