L'initiative Québec-Alberta saluée dans les Maritimes


Régys Caron

HALIFAX - Au moins deux provinces canadiennes saluent l'initiative Québec-Alberta d'examiner la possibilité le transporter le pétrole albertain vers Montréal.

La Nouvelle-Écosse et le Manitoba y voient une occasion de renforcer la «sécurité énergétique» du pays.

«Inverser le flux du pétrole dans le pipeline (Sarnia Montréal) ouvre la possibilité de le transporter jusque dans les provinces de l'Atlantique [...] C'est une chance réelle de renforcer la sécurité énergétique du pays», estime le premier ministre du Manitoba, Greg Selinger.

«Les infrastructures énergétiques sont importantes pour soutenir notre développement économique», a pour sa part indiqué le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Darrel Dexter, hôte de la rencontre du Conseil de la fédération qui a réuni, vendredi, à Halifax, les premiers ministres des 10 provinces, dont Pauline Marois, et des trois territoires canadiens.

Le premier ministre de la Saskatchewan Brad Wall a choisi de rester à Regina et de participer à la rencontre par conférence téléphonique.

Pauline Marois et son homologue albertaine Alison Redford ont convenu, jeudi, de créer un groupe de travail devant examiner la faisabilité de transporter le pétrole provenant des sables bitumineux de l'Alberta vers le Québec où il serait raffiné.

Immigration

Au moins deux premiers ministres devaient tenter de convaincre leurs homologues, vendredi, de réclamer plus de pouvoirs du gouvernement fédéral, notamment en matière d'immigration. «Cette rencontre démontre que les gouvernements des provinces dirigent l'économie nationale [...] Je souhaite voir une résolution au terme de cette rencontre dans laquelle les provinces réclameront plus de pouvoirs pour contrôler de leur économie, en particulier en matière d'immigration. C'est un levier important de notre économie. C'est l'objectif de cette rencontre», a déclaré la première ministre de Colombie-Britanique, Christy Clark.

Selon Greg Selinger, l'immigration permet de renouveler la force de travail des provinces. «Nous avons démontré que nos programmes d'immigration peuvent faire une différence dans notre économie», a dit M. Sellinger.


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