Querelle de drapeaux à l'Assemblée nationale


Geneviève Lajoie

Dernière mise à jour: 16-11-2012 | 21h00

QUÉBEC - L'unifolié est à nouveau l'objet de querelles à l'Assemblée nationale. Les libéraux montent au front pour défendre la présence du drapeau canadien dans l'enceinte du Parlement, que le gouvernement Marois veut retirer.

Le whip en chef du gouvernement, Yves-François Blanchet, a écrit au président de l'Assemblée nationale pour retirer l'unifolié du Salon rouge.

«Le Québec n'est pas une colonie canadienne», a-t-il clamé, pour expliquer son geste. Il a rappelé que le drapeau canadien n'a arboré la salle du Conseil législatif que sous la gouverne de Robert Bourassa et de Jean Charest.

Pour le député libéral Gerry Sclavounos, le gouvernement Marois «manque de respect envers les Québécois qui ont décidé clairement à deux reprises qu'ils voulaient demeurer au sein de la Fédération canadienne».

L'opposition officielle a ainsi écrit à son tour au président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon pour le prier de ne pas accéder à la demande des péquistes et d'accepter qu'on retire le drapeau canadien du conseil législatif.

Le débat pourrait se transporter en Chambre si le président choisit de soumettre la décision au vote des députés. Minoritaires, les péquistes risquent ainsi de se buter aux libéraux, mais aussi aux caquistes, qui estiment qu'il s'agit d'un débat stérile et qui voteront contre le retrait de l'unifolié.

De passage à Québec, le premier ministre Stephen Harper était visiblement embêté de commenter la guerre des drapeaux qui a cours à l'Assemblée nationale.

«Qu'est-ce que je peux dire..., a-t-il commencé, hésitant. Je peux dire que notre priorité pour la population du Québec et le reste du Canada est l'économie et je pense que ça, c'est la vraie priorité des Québécois, pas des veilles chicanes, je n'ai pas l'intention de participer à de telles vieilles chicanes», a-t-il finalement indiqué.


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