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Le Conseil du patronat fait la promotion du français

Agence QMI 
29/10/2012 15h26 
 
 
Langue - Le Conseil du patronat fait la promotion du français
Le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval. 
Photo Agence QMI / Archives

MONTRÉAL - Alors que six grands détaillants contestent en cour certains articles de la Charte de la langue française, le Conseil du patronat du Québec tient un colloque lundi pour vanter les avantages d'investir dans le français comme langue de travail et de service.

Selon le Conseil du patronat, il est «assurément payant et avantageux» pour une entreprise d'investir dans le français comme langue de travail et de service, «ne serait-ce que pour démontrer son attachement à l'endroit des consommateurs, des travailleurs et des citoyens québécois», a expliqué son président, Yves-Thomas Dorval.

Le Conseil du patronat s'est dit ainsi heureux de constater que l'Office de la langue française (OQLF) s'engage à prioriser une «approche souple et flexible» dans la recherche de solutions qui tiennent compte de la réalité propre de chaque employeur.

Le Conseil a profité de l'occasion pour lancer une vidéo promotionnelle qui présente les avantages pour les employeurs de mettre en place de bonnes pratiques en matière de francisation.

En juin dernier, l'OQLF a servi des mises en demeure aux compagnies Best Buy, Costco, Gap, Old Navy, Guess et Walmart parce qu'elles n'affichent pas de générique français (comme «quincaillerie» ou «magasin») sur la devanture de leurs magasins.

Ces multinationales américaines ont répliqué en demandant à la Cour supérieure de statuer sur le sens des articles auxquels se réfère l'OQLF pour appuyer sa demande.

Sans aborder directement le problème soulevé par les détaillants, le Conseil du patronat dit toutefois s'inquiéter de l'impact sur les entreprises des questions touchant les marques de commerce ou un éventuel élargissement réglementaire sur ce point.

À cet égard, le Conseil affirme que toute intention de changement doit être précédée d'une «analyse d'impact fouillée» et de consultations auprès des organisations touchées afin de tenir compte des enjeux.

L'usage du français dans les entreprises a aussi fait la manchette en juin lors de l'annonce du remplacement du patron de SNC-Lavalin (SNC), le fleuron québécois de l'ingénierie.

La nomination de Bob Card, un Américain unilingue anglophone, a suscité de durs propos de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSBJ).

«C'est inacceptable. Ça devrait être une condition de parler français pour diriger SNC», avait indiqué le président de la SSBJ de Montréal, Mario Beaulieu.

Mobilisation

Pour sa part, la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles et ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, a demandé aux gens d'affaires de se mobiliser face à l'enjeu de société lié à la protection de la langue française au Québec.

La ministre a souligné que le français a fait d'énormes progrès depuis la mise en œuvre de la Charte de la langue française, il y a 35 ans. Toutefois, le rapport rendu public la semaine dernière par Statistique Canada sur les langues maternelles et les langues d'usage à la maison a démontré que l'usage du français est en recul au Québec, et en particulier dans la grande région de Montréal, a déploré Mme De Courcy.

«Au Québec, le bilinguisme devrait être un atout, pas une exigence, a soutenu la ministre. Je crains que les entreprises se privent de ressources très compétentes en inscrivant le bilinguisme dans leurs conditions d'embauche, ce qu'elles font davantage par automatisme que par réelle nécessité.»



 
 


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