LAVAL - Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval, Basile Angelopoulos, a assuré jeudi que le comité exécutif lavallois approuve la décision du maire Gilles Vaillancourt, qui a annoncé mercredi qu'il se retirait temporairement de ses fonctions pour des raisons de santé.
«Nous avons l'intention de respecter ce désir du maire, avec lequel nous sommes d'accord», a-t-il dit, jeudi, lors d'un point de presse annoncé à peine quelques heures plus tôt.
M. Angelopoulos a affirmé que la Ville allait collaborer «avec toutes les instances» pour assurer la poursuite des enquêtes de l'Unité permanente anticorruption.
«Je ne suis pas à l'abri de la tromperie; personne ne peut dire qu'il est à l'abri de la tromperie. [...] Nous allons collaborer pleinement avec les enquêtes qui se déroulent actuellement», a-t-il ajouté.
M. Angelopoulos a réaffirmé la volonté du comité exécutif «de continuer d'assumer ses responsabilités». «J'aimerais rassurer la population lavalloise; la Ville fonctionne de manière normale», a dit M. Angelopoulos.
Cependant, le vice-président du CE a, habilement, esquivé à trois reprises la même question portant sur le lien de confiance entre le maire et les autres élus et si le premier magistrat avait toujours le soutien plein et entier de son exécutif.
Après avoir déclaré à deux reprises, mercredi en soirée, «qu'il n'y avait pas de crise à Laval», Basile Angelopoulos a reconnu, jeudi, que «la seule crise existante est celle, personnelle, du maire».
Vague de démissions en vue à la Ville de Laval
Alors que l'Hôtel de Ville de Laval soutient qu'il n'y a pas de crise au sein de ses rangs, des personnes-clés dans l'entourage du maire Vaillancourt sont sur le point de remettre leur démission, selon TVA Nouvelles.
Des conseillers municipaux ont reçu l'ordre de garder le silence à ce sujet: sur une dizaine d'entre eux joints par TVA Nouvelles, aucun n'a voulu commenter.
Un peu plus tôt jeudi après-midi, Basile Angelopoulos, le vice-président du comité exécutif de la Ville de Laval affirmait qu'il n'y a pas de crise à l'hôtel de ville.
Pour l'opposition cependant, il n'y a aucun doute. «Ils sont en crise en dedans de l'administration, c'est sûr», a tranché Emilio Migliozzi du Mouvement lavallois.
«Je pense qu'il est temps qu'on passe vraiment... à penser aux citoyens», a réagi Robert Bordeleau, le chef du Parti au Service du citoyen et candidat à la mairie de Laval.
Démission du maire annoncée sous peu?
Si Gilles Vaillancourt démissionne d'ici le 3 novembre, à un an du scrutin, la ville de Laval serait plongée en élection partielle pour le remplacer, comme le prévoit la loi.
Si le maire annonce son retrait après le 3 novembre, le conseil municipal devra désigner un remplaçant.
Une arrestation qui pourrait tarder
Si les trois perquisitions, dont celle des coffrets de sûreté survenue mercredi, devaient conduire à une arrestation du maire, cela ne se ferait pas immédiatement.
Selon les informations obtenues par TVA Nouvelles, une éventuelle arrestation ne surviendrait pas avant 2013.
Les quantités astronomiques de documents saisis et le temps nécessaire pour les analyser expliqueraient ce délai.
Le maire aperçu chez lui
Gilles Vaillancourt a été aperçu sur l'île Jésus au cours des dernières heures. Il a refusé de s'exprimer.