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Corruption

Union Montréal réclame des réformes à Québec

Agence QMI 
Emmanuel Delacour
21/10/2012 13h53 
 
 
Corruption - Union Montréal réclame des réformes à Québec
Gérald Tremblay 
Photo Archives / Agence QMI

MONTRÉAL - Le parti du maire de Montréal, Union Montréal, va demander au gouvernement du Québec de modifier la loi 35 pour diminuer les contributions personnelles maximum versées aux partis municipaux de 1000 $ à 200 $ pour contrer la corruption.

Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Richard Deschamps, et le leader de la majorité à l'Hôtel de Ville, Marvin Rotrand, ont annoncé dimanche qu'ils allaient proposer une réforme visant à prévenir, combattre et sanctionner certaines pratiques frauduleuses dans l'industrie de la construction.


«Il y a une perception générale dans la population que les contributions qu'un individu peut faire à un parti sont trop élevées», a affirmé M. Rotrand.

Union Montréal demande aussi au gouvernement de Pauline Marois de permettre aux partis municipaux de bénéficier d'un système de financement public.

MM. Rotrand et Deschamps ont assuré que ces propositions n'étaient pas motivées que par le témoignage de l'ancien ingénieur de la Ville Gilles Suprenant devant la commission Charbonneau.

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«Pour l'instant, il est seulement question d'allégations. Nous n'avons aucune raison de croire que nous serons accusés de quoi que ce soit», a soutenu M. Deschamps.

Ce dernier a aussi défendu l'absence du maire de Montréal, Gérald Tremblay lors de cette annonce, soulignant qu'il avait «à plusieurs reprises fait part de ses intentions de proposer une réforme du financement des partis».

M. Deschamps a aussi souligné que depuis 2009, son parti n'acceptait plus les dons anonymes, ce qui est un effort majeur contre la corruption, selon lui.

Les représentants d'Union Montréal ont profité de cette annonce pour pointer du doigt Louise Harel, la chef du parti d'opposition Vision Montréal, rappelant les allégations de corruption visant son parti.

La réplique ne s'est pas fait attendre. Quelques heures après la conférence de presse, Mme Harel a accusé l'administration Tremblay de faire «preuve d'improvisation et d'unilatéralisme».

Pourquoi improviser et imposer unilatéralement des règles de financement à 48 heures du conseil municipal, si ce n'est pour faire du détournement sur le financement occulte et illégal à hauteur de 3% reçu par le parti Union Montréal», a poursuivi la chef de l'opposition officielle.



 
 


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