GATINEAU - Le refus du CRTC d'autoriser l'achat d'Astral par BCE a été salué par le chef du Bloc québécois, Daniel Paillé, qui réclame un organisme québécois de réglementation en matière de télécommunications.
«Nous avions prévenu les commissaires du CRTC et son président lors des audiences de Montréal qu'il y avait là un danger de concentration important», a indiqué M. Paillé.
Le chef du Bloc québécois craint que BCE revienne à la charge ou que d'autres propositions du genre soient à nouveau soumises devant le CRTC.
Ces dangers, a ajouté M. Paillé, justifient le besoin d'un organisme de réglementation en radiodiffusion, en télédiffusion et en télécommunications pour le Québec.
«Le CRTC a pris la bonne décision en ce qui nous concerne, mais qu'il puisse y avoir une telle offre et qu'une telle convergence puisse se faire, ça demeure dangereux. Nous croyons qu'il doit y avoir des règles qui appartiennent au Québec», a précisé M. Paillé.
«Si la décision avait été approuvée, le Québec aurait perdu un siège social, et les décisions auraient été prises à Toronto, a avancé le chef du Bloc québécois. Le diffuseur doit pouvoir comprendre la langue de l'artiste. Ça, c'est fondamental. Ce n'était pas juste une transaction d'affaires, c'était une transaction d'identité», a conclu Daniel Paillé.