Langues officielles
La dualité linguistique se porte plus ou moins bien |
Agence QMI Huguette Young
16/10/2012 14h06
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OTTAWA - La dualité linguistique «fait partie de l'ADN» du Canada, mais se porte plus ou moins bien, c'est le constat dressé par le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, dans son sixième rapport annuel déposé mardi au Parlement.
Même si la Loi sur les langues officielles a été adoptée en 1969, «la dualité linguistique du Canada passe trop souvent incognito», a-t-il relevé.
Ainsi, même s'il y a une amélioration au niveau des services bilingues, Air Canada continue de se démarquer. Il déplore aussi le visage peu bilingue d'Ottawa où les clients ne peuvent trouver un menu bilingue ou en français dans 74 % des restaurants visités par le bureau du commissaire.
Dans l'ensemble, toutefois, M. Fraser se montre encourageant, mais
il rappelle que le «succès est fragile». Il revient ainsi sur la controverse entourant la nomination d'un vérificateur général unilingue anglophone et d'un juge à la Cour suprême unilingue anglophone.
«Cette controverse a montré que la barre est plus haute que jamais en ce qui concerne les nominations publiques très médiatisées», a-t-il reconnu.
M. Fraser craint l'impact des vastes compressions budgétaires dans le secteur public fédéral qui se feront sentir au courant de l'année. Certains ministères ont décidé de centraliser leurs services dans des régions qui ne sont pas désignées bilingues.
Si bien que des fonctionnaires «ont peur de perdre leur droit de travailler dans la langue officielle de leur choix. D'autres craignent d'exercer leur droit de travailler dans la langue de leur choix par crainte d'être ciblés dans l'exercice d'élimination des postes.»
Le bureau de M. Fraser a reçu 518 plaintes. Même si le nombre de plaintes a diminué de moitié à Air Canada au cours des trois dernières années (de 71 à 29), cette compagnie aérienne n'offre toujours pas suffisamment de services bilingues satisfaisants dans les aéroports.
Il y a également des lacunes à Parcs Canada. Par contre, Industrie Canada a réalisé des progrès «qui méritent d'être soulignés».
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