Membres Canoe.ca

Nos bulletins

Apprenez les nouvelles dès qu'elles se produisent..

Adresse électronique :

Tous nos bulletins


Déclarations

Marois durcit le ton contre Ottawa à Paris

Agence QMI 
Jean-Luc Lavallée
16/10/2012 09h14 - Mise à jour 16/10/2012 15h53
 
 
Déclarations - Marois durcit le ton contre Ottawa à Paris
La première ministre Pauline Marois. 
Benoît Tessier / Reuters

PARIS - Après une «excellente» première rencontre, «presque chaleureuse», avec Stephen Harper il y a quelques jours à Kinshasa, en République démocratique du Congo, Pauline Marois a durci le ton contre Ottawa.

La première ministre du Québec a critiqué la politique étrangère du gouvernement conservateur, mardi, dans son discours prononcé à l'Institut français des relations internationales.


«Depuis quelques années, les Québécois
Aussi sur Canoe.ca:
Marois rencontre Ayrault

ne se reconnaissent plus guère dans la politique étrangère canadienne, qui tourne le dos à sa tradition d'ouverture, de médiation», a déclaré Mme Marois, faisant l'apologie de la souveraineté qui permettrait au Québec de «promulguer toutes ses lois et de mener, en toute indépendance, ses relations internationales».

La politique étrangère canadienne «ne correspond ni à nos valeurs ni à nos intérêts», a-t-elle renchéri, rappelant, à titre d'exemple, le retrait du Canada du Protocole de Kyoto.

«On se rappellera que Lester B. Pearson, premier ministre canadien et père du concept du maintien de la paix, prix Nobel de la Paix, a inspiré la politique étrangère canadienne pendant 50 ans. Ce n'est maintenant plus le cas», a observé Pauline Marois, déplorant plus tard en point de presse la décision de Stephen Harper d'envoyer des troupes en Afghanistan «qui n'ont pas été seulement (dédiées) à la protection des civils».

Réaction de Blackburn

L'ex-ministre conservateur Jean-Pierre Blackburn assistait à la conférence. Celui qui a été titulaire des Anciens combattants, du Revenu et du Travail, de 2006 à 2011, a défendu le bilan de Harper.

«Je suis confortable avec les décisions que défend mon pays».

M. Blackburn, qui agit maintenant à titre d'ambassadeur pour le Canada à l'UNESCO, a soulevé une «contradiction» dans le discours de la nouvelle première ministre.

«Mme Marois a fait valoir que chaque pays (de l'Union européenne) perdait un peu de sa souveraineté pour faire fonctionner l'ensemble de la communauté européenne et qu'en quelque sorte, ça semblait bien ici. Mais dans la même allocution, elle essaie de faire valoir les avantages d'un Québec indépendant...»

Des positions déjà connues

Mme Marois s'est défendue de durcir le ton avec Ottawa, soulignant qu'elle avait simplement réitéré des prises de position déjà connues, manifestées maintes fois à l'Assemblée nationale lorsqu'elle était dans l'opposition.

«Ce sont des choses que l'on dit déjà depuis un long moment. Maintenant que nous sommes au gouvernement, nous allons avoir le même langage, a-t-elle dit. J'étais devant une institution où on réfléchit aux relations internationales. Je n'allais pas me cacher que nous avons aussi des désaccords avec Ottawa et je les ai exprimés très simplement, mais très fermement.»

Mme Marois a également profité de sa deuxième journée dans la capitale française pour rencontrer le premier ministre de la France, Jean-Marc Ayrault, à Matignon, et le ministre français de l'Économie et des Finances, Pierre Moscovici.



 
 


[Toutes les nouvelles de Québec-Canada]


  LES GRANDS TITRES
National
Faits divers
International
Environnement
Dossiers
  EN CE MOMENT
  TVA DANS VOTRE RÉGION
Pour consulter les informations
régionales,
choisissez une région dans
le menu ci-dessous.