MALARCTIC - Incapable de faire accepter un sautage exceptionnel de 940 000 tonnes de roche et d'une durée de 37 secondes par le ministère de l'Environnement, la minière Osisko a décidé de réduire les activités de sa mine Canadian Malartic.
Le ministère aurait mis un frein au dynamitage de 37 secondes, qui devait avoir lieu à la mi-septembre. Québec veut avoir des informations supplémentaires. La minière affirme de son côté que ce dynamitage est essentiel pour la suite de ses activités et pour assurer la sécurité de ses employés.
« Cette importante étape nous empêche d'aller plus loin dans nos opérations et d'accéder à la fosse », a dit Hélène Thibault, responsable des communications chez Osisko.
Environ 200 employés sous-traitants de la minière sont touchés par le ralentissement. La mesure ne toucherait pas le personnel de la minière, qui est affecté à d'autres tâches pour l'instant.
« Nous sommes contraints de réorganiser nos travaux, donc pendant quelque temps nous devons réaffecter nos employés à différentes tâches », a précisé la porte-parole.
Les travailleurs et les acteurs concernés ont été avisés de la situation. La minière poursuit les pourparlers avec le ministère.
« Les autorités nous demandent de l'information supplémentaire, a précisé Mme Thibault. On a demandé une rencontre. En attendant, on fournit les renseignements complémentaires que nous réclame le département ministériel régional. »
« Préoccupant pour les familles »
Le maire de la ville de Malartic, André Vézeau, s’est dit déçu de la tournure des évènements. « Je trouve ça préoccupant pour les familles des travailleurs. Les fournisseurs sont les premiers à écoper et si ce n’est pas réglé rapidement. Les employés de la mine pourraient également en subir les conséquences », a-t-il déploré.
Plusieurs acteurs de la région ont manifesté leurs inquiétudes à ce sujet, dont la Chambre de commerce de Val-d’Or ainsi que la Corporation de développement industriel de Val-d’Or.