QUÉBEC - Face au tollé suscité par ses premières initiatives, le ministre des Finances, Nicolas Marceau, remet à la semaine prochaine sa décision sur la façon de combler le trou d'un milliard que provoquera l'abolition de la taxe santé.
Le gouvernement Marois reculera vraisemblablement sur les gains de capital et les revenus de dividende. Le principe rétroactif des mesures annoncées par Pauline Marois devrait également être abandonné.
«On est en train de regarder les différentes solutions pour trouver le milliard nécessaire, vous devriez en réentendre parler, mais pas d'ici une semaine», a confié, mercredi, la ministre Élaine Zakaïb, à la sortie du Conseil des ministres.
Le ministre des Finances Nicolas Marceau était lui introuvable dans les corridors de l'Assemblée nationale mercredi. Sa porte-parole, Mélanie Malenfant, a toutefois confirmé au « Journal de Québec » que plusieurs scénarios sont à l'étude à l'heure actuelle et que la décision du gouvernement sera rendue publique mercredi prochain.
Un principe non négociable pour le gouvernement Marois, c'est que les nantis, même s'ils sont peu nombreux, essuieront une facture d'un milliard. Pour le reste, les possibilités sont nombreuses.
Scénarios
Le ministre Marceau envisage très sérieusement de laisser tomber - en totalité ou en partie - la hausse d'impôt sur les gains de capital et les revenus de dividende, qui a soulevé l'ire des gens d'affaires au cours des derniers jours.
L'augmentation d'impôt des contribuables les plus fortunés pourrait aussi être moins importante que prévu, question de ne pas dépasser le seuil psychologique de 50 % d'imposition, particulièrement honni par le milieu des affaires. La hausse d'impôt des mieux nantis risque fort de n'entrer en vigueur que cet automne, lorsque le ministre des Finances présentera ses intentions.
Le principe de «rétroactivité», qui a grandement fait réagir, serait donc évité.