OTTAWA - Le rappel de produits du bœuf qui pourraient avoir été contaminés par la bactérie E. coli prend de l'ampleur au Québec. L'Agence d'inspection des aliments (ACIA) a mis à jour mardi sa liste des aliments touchés pour y inclure de nouveaux produits.
Au bœuf haché déjà visé s'ajoutent de nouvelles coupes de viandes vendues aux Îles-de-la-Madeleine, chez Co-op, ValueFoods et Village Mart, a prévenu l'Agence par communiqué. Des produits vendus dans les magasins l'Entrepôt de Viandes sont aussi touchés. Ce bœuf a été produit du 24 août au 1er octobre.
Différentes coupes de bœuf vendues chez Loblaws et Provigo sont aussi visées. Sur les emballages de ces produits, il est indiqué qu'ils sont «meilleurs avant» la période du 5 septembre au 1er octobre, dépendamment de leur date de production.
Le rappel vise aussi des produits de bœuf non étiqueté et sans marque vendus dans des magasins de détail, des marchés aux viandes locaux et des boucheries. L'ACIA recommande donc au public de vérifier auprès du détaillant la provenance de la viande ou de la jeter en cas d'incertitude.
La viande rappelée a été produite par XL Foods, une compagnie de l'Alberta. Plusieurs rappels ont eu lieu depuis deux semaines, surtout dans l'Ouest du pays, mais aussi au Québec, notamment chez Super C, Métro, Richelieu, AMI, l'Entrepôt de Viandes et Walmart.
Les aliments contaminés par la bactérie E. coli ne présentent pas nécessairement d'altération visible ni d'odeur suspecte, selon l'ACIA. La consommation d'aliments contaminés par cette bactérie peut occasionner des maladies graves, parfois mortelles, qui se manifestent notamment par des douleurs abdominales intenses et de la diarrhée sanguine.
Par ailleurs, l'opposition officielle à Ottawa a pointé les compressions budgétaires effectuées par le gouvernement conservateur à l'ACIA comme l'un des facteurs ayant engendré cette contamination. L'inspection des aliments est moins encadrée, a avancé la porte-parole adjointe de l'opposition en matière d'Agriculture, Ruth Ellen Brosseau.
«Ce qui est certain, c'est que le gouvernement a pris beaucoup trop de temps pour réagir, faute de ressources, a-t-elle indiqué. Les coupes draconiennes des conservateurs et les ressources limitées à l'ACIA augmentent le risque que cela se reproduise.»