Le gouvernement du Parti québécois n'entend pas reculer avec l'abolition de la taxe santé et la hausse d'impôt des plus riches annoncées dès son élection.
En entrevue à l'émission Larocque Lapierre de TVA, le nouveau ministre des Finances est resté ferme sur ce point, tout en ouvrant la porte aux suggestions.
«On a dit aux Québécois qu'on allait abolir la taxe santé. Je pense que ça, c'est clair pour tout le monde. Partant de là, je suis ouvert à la coopération et à la collaboration, et on est souple sur les moyens», a déclaré Nicolas Marceau.
Le ministre a fait preuve d'ouverture dans la façon d'aller chercher le manque à gagner causé par le retrait de la taxe santé de 200 dollars que paient 4,5 millions de Québécois, ce qui entraîne une perte nette de revenu d'un milliard de dollars.
M. Marceau ne s'inquiète pas outre mesure de la réaction négative des partis d'opposition, puisque ces derniers ne font que «mettre sur la table leurs positions de négociation, tout simplement».
L'opposition contre la hausse
Le critique libéral en matière de Finances Raymond Bachand a réaffirmé pour sa part qu'il est contre une hausse d'impôts, mais n'entend pas contribuer à renverser le gouvernement dans l'immédiat sur cette question.
«Je ne veux pas défaire le gouvernement tout de suite. Je vais voter contre les hausses d'impôts, mais c'est [au gouvernement], au lieu de nous agresser avec un genre de minibudget, de soumettre d'autres propositions», a précisé l'ex-ministre des Finances sous Jean Charest.
Le porte-parole de la Coalition avenir Québec se dit lui aussi opposé à une hausse d'impôts sur le revenu. Selon lui, le gouvernement doit reculer sur cette question parce que la population est contre.
«Les gens n'en veulent pas, de hausse d'impôts! Il faut [que le ministre] en tienne compte. C'est à lui de se retourner de bord et de dire: "On s'est trompé et on va tenir compte de ce qui se passe en ce moment dans l'économie et on va vous proposer autre chose"», a déclaré le caquiste Christian Dubé.