QUÉBEC - Un bras de fer s'annonce à l'Assemblée nationale. L'opposition libérale durcit le ton et prévient qu'elle votera contre une hausse des impôts des contribuables les plus nantis, comme le propose le gouvernement Marois.
«Nous sommes contre les hausses d'impôts et voterons contre une hausse d'impôts. Les autres formations politiques doivent se gouverner en conséquence», a prévenu le chef intérimaire libéral, Jean-Marc Fournier, au sortir du caucus de ses députés.
Selon lui, c'est le gouvernement Marois qui doit mettre de l'eau dans son vin dans ce dossier, pas l'opposition.
«Je n'ai pas dit que je voulais faire tomber le gouvernement, je ne pense pas que Mme Marois voudrait qu'on aille en élections, mais c'est son choix à elle, ce n'est pas le choix de l'opposition», a-t-il expliqué.
«Si à la fin du jour il n'y a pas de terrain d'entente, ça, c'est leur problème à eux de ne pas avoir eu suffisamment de votes des Québécois pour avoir suffisamment de votes en chambre, a ajouté M. Fournier. Ce sera à elle de reculer.»
Mercredi, François Legault a livré un discours semblable. «Il n'est pas question que la CAQ appuie des hausses d'impôts», a soutenu le chef caquiste.
Ces positions laissent présager toute une impasse lorsque les travaux reprendront à l'Assemblée nationale, le 30 octobre.
Le nouveau ministre des Finances, Nicolas Marceau, a soutenu mercredi que la hausse des impôts des contribuables les plus aisés est «non négociable».