QUÉBEC - La première rencontre Marois-Harper, qui aura lieu en Afrique dans quelques semaines, s'annonce relativement courtoise malgré les contentieux Québec-Ottawa et les demandes du nouveau gouvernement péquiste.
La nouvelle première ministre du Québec n'a pas l'intention de déclencher les hostilités avec le premier ministre du Canada, Stephen Harper, à l'occasion de ce premier rendez-vous qui aura lieu entre les 10 et 14 octobre en marge du XIVe Sommet de la Francophonie, à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
«C'est une première rencontre de travail et c'est un premier contact. Alors, on n'arrivera pas là avec la liste d'épicerie », a fait savoir au Journal l'attachée de presse de Pauline Marois, Marie Barrette, évoquant une « attitude de gouvernement responsable».
Pas question donc, à ce stade-ci, de demander le rapatriement de la gestion du programme d'assurance-emploi ou encore des budgets fédéraux en matière de culture, comprend-on, même si un volet des discussions sera forcément consacré aux «modalités de fonctionnement entre le Québec et Ottawa».
«On s'en va là-bas dans le contexte du Sommet de la Francophonie. Alors, on va parler d'enjeux internationaux. Je ne peux pas vous en dire plus, parce que la planification de cette rencontre-là est en cours», a-t-elle expliqué.
Mission en France
Mme Marois poursuivra ensuite sa mission outre-Atlantique en France, du 15 au 17 octobre. Elle doit s'entretenir avec le président français, François Hollande, qui devrait renouer avec le principe de « non-ingérence, non-indifférence », tradition mise à mal par l'ancien président Nicolas Sarkozy, qui avait provoqué un tollé en associant la souveraineté à du «sectarisme» et un «enfermement sur soi-même».
Des échanges auront lieu notamment «sur les priorités de la relation franco-québécoise», a-t-on précisé lundi, dans un communiqué. Le ministre des Relations internationales, Jean-François Lisée, accompagnera Mme Marois à Paris.