QUÉBEC - Pendant que Pierre Moreau hésite encore à se lancer dans la course à la direction du Parti libéral du Québec, Raymond Bachand et Philippe Couillard font le plein d'appuis au sein du caucus des députés libéraux.
«C'est certain que j'ai un biais favorable pour Philippe Couillard avec lequel j'ai travaillé et pour lequel je suis venu en politique», a admis sans détour M. Bolduc, mardi, après l'assermentation des députés libéraux à l'Assemblée nationale.
Il ne tarit pas d'éloges pour celui qui l'a précédé au poste de ministre de la Santé. «Philippe Couillard connaît bien le Québec, il connaît bien également les différentes ficelles au niveau du gouvernement et il a prouvé lorsqu'il a été ministre de la Santé et des Services sociaux que c'était quelqu'un d'envergure», a-t-il souligné.
Autre ministre sortant de la région de Québec, Sam Hamad ne cache pas lui non plus ses couleurs. «Philippe Couillard, c'est mon préféré», a-t-il dit mardi, en marge de la cérémonie d'assermentation. M. Hamad ne nie pas non plus faire partie de l'organisation du clan Couillard. «On va tout voir ça bientôt», s'est-il borné à répondre aux journalistes.
Si Pierre Moreau hésite encore à prendre part à la compétition, Raymond Bachand semble plus que jamais décidé à sauter dans la mêlée.
«Ma réflexion est très avancée, ça progresse... Mais pour annoncer quoi que ce soit, je vais attendre quand même que les règles du jeu soient déterminées. [...] J'ai beaucoup d'appuis, beaucoup d'appuis», a déclaré tout sourire Raymond Bachand, mardi, quelques minutes avant l'assermentation des députés libéraux à l'Assemblée nationale.
«Quand viendra le temps d'annoncer, ce sera substantiel», a-t-il même promis, laissant peu de doutes sur son intérêt à se porter candidat au trône libéral.
Des appuis, Raymond Bachand en a d'ailleurs au sein même de son caucus. Sa collègue Christine St-Pierre ne cache pas que le ministre des Finances sortant est son favori dans la course à la direction du PLQ. «Raymond, sur le plan économique, a un fort potentiel. C'est l'homme du déficit zéro, c'est l'homme du développement économique», a-t-elle dit.
Marguerite Blais admet elle aussi avoir un «penchant» pour Raymond Bachand sur les trois candidats potentiels. «Je les aime les trois, mais surtout ceux avec qui j'ai siégé récemment. Je suis très près d'eux. J'ai un penchant pour la personne de M. Bachand», a confié mardi Mme Blais.