MONTRÉAL - Déçu que le Parti québécois n'ait pas reçu l'appui nécessaire pour former un gouvernement majoritaire, l'ancien premier ministre Bernard Landry considère que le temps est venu organiser une alliance nationale des forces souverainistes dans laquelle les partis feraient un pacte entre eux pour se partager les circonscriptions québécoises.
Aucun parti ne serait ainsi amené à disparaître, selon lui.
«Si le vote indépendantiste avait été coordonné, il y aurait eu 20 sièges de plus au PQ, a estimé M. Landry, en entrevue à l'émission de Mario Dumont, sur les ondes de LCN. Mme Marois serait majoritaire et aurait les coudées franches pour réaliser son programme», a-t-il ajouté.
Bernard Landry croit que cette union ferait monter le support populaire à l'égard de l'option indépendantiste en ralliant différentes allégeances, puisque «l'indépendance n'est ni à gauche, ni à droite, mais en avant».
La priorité demeure donc de comprendre le message qu'ont envoyé les électeurs et d'en prendre acte.
«Le peuple ne se trompe jamais. Il faut prendre le résultat tel qu'il est et s'en servir pour que l'intérêt national soit favorisé», a martelé M. Landry, qui s'est quand même dit heureux de la défaite du Parti libéral.