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Candidats anglophones

Marois veut leur faire passer un test de français

Agence QMI 
Marianne White
21/08/2012 17h50 
 
 
Candidats anglophones - Marois veut leur faire passer un test de français
Pauline Marois 
Photo Maxime Deland / Agence QMI

MONTRÉAL – Si elle est élue, Pauline Marois empêchera les anglophones, les allophones et les autochtones d'être candidats aux élections municipales et provinciales s'ils ne maîtrisent pas « assez bien » le français.

La chef péquiste a affirmé mardi qu'elle déposerait de nouveau son projet de loi sur la citoyenneté québécoise, qu'elle avait déjà présenté en 2007.

Le PQ voulait à l'époque que les nouveaux arrivants passent un test de français avant de briguer les suffrages. Pauline Marois est allée plus loin mardi, en soutenant que tous ceux qui n'ont pas une bonne connaissance du français ne pourraient pas se présenter, qu'ils soient nouvellement arrivés ou établis au Québec depuis longtemps.

«Tous les citoyens du Québec qui veulent se faire élire dans une mairie, comme conseiller ou comme député, doivent avoir une connaissance du français», a-t-elle dit.

«Dans le cas d'un anglophone, soit-il de souche ou nouvellement arrivé, la langue commune, la langue officielle, c'est le français. Y a-t-il quelqu'un qui puisse imaginer qu'on ne possède pas cette langue?» a-t-elle demandé. Questionnée sur la façon dont elle allait mesurer le niveau de français des futurs candidats, la chef péquiste a indiqué que des outils seraient identifiés.

«Il n'y a pas de test oral ou écrit de prévus», a-t-elle dit, avant d'ajouter qu'elle établirait une façon de faire, un peu comme le gouvernement fédéral mesure la connaissance de l'une des deux langues officielles des immigrants avant de leur accorder la citoyenneté.

Le PQ n'exigera pas d'être parfaitement bilingue, mais plutôt d'«être capable de se faire comprendre» en français, même si parfois il y a un mot «de travers».

«Moi-même, parfois, mon anglais est déficient, vous le savez, mais je crois que je réussis quand même à exprimer généralement assez bien ma pensée. On pourra peut-être s'inspirer de mon expérience», a lancé la chef péquiste en riant.

Elle s'est défendue d'avoir passé sous silence cette proposition, qui avait été critiquée en 2007 par la Commission des droits de la personne. «La loi a déjà été déposée à l'Assemblée nationale. On va la redéposer, tout simplement», a-t-elle précisé.



 
 


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