MONTRÉAL – La chef du Parti québécois, Pauline Marois, fait preuve d'un manque total de transparence en ne dévoilant pas le cadre financier de sa campagne électorale, estime le Parti libéral du Québec (PLQ).
À quelques heures du débat des chefs, dimanche après-midi, le ministre des Finances, Raymond Bachand, et le ministre délégué aux Finances, Alain Paquet, ont tenté de démontrer les lacunes du PQ en proposant un cadre financier de leur cru.
Ils ont basé leurs calculs sur le coût approximatif des promesses électorales dévoilées durant la première moitié de la campagne par Pauline Marois.
«À la veille du débat des chefs, nous trouvions que c'était un manque de respect et de transparence par rapport aux Québécois» de ne pas rendre public le cadre financier de son programme électoral, a affirmé le ministre Bachand.
Certaines promesses mettraient selon lui en danger les investissements privés et les emplois de nombreux Québécois, dont 35 000 travailleurs miniers. «Il y a peut-être 100 000 personnes en tout qui sont soutenues par ces gens-là, a avancé Raymond Bachand. Ce qu'ils proposent sur les redevances met en jeu ces 35 000 emplois.»
Le ministre Paquet a quant à lui insisté sur les impacts financiers des promesses péquistes feraient sur l'équilibre budgétaire du Québec. Il a pris comme exemple la volonté du PQ de rapatrier l'assurance-emploi d'Ottawa.
«Au Québec, les travailleurs québécois qui reçoivent de l'assurance-emploi reçoivent 800 millions de plus en moyenne que ce que l'ensemble des travailleurs et des employeurs contribuent à la caisse d'assurance-emploi», a-t-il dit. Le rapatriement de cette compétence créerait donc d'après lui un trou équivalent de 800 millions $ dans les coffres de la province.
Selon les calculs des libéraux, l'impact sur l'équilibre budgétaire du cadre financier péquiste «caché» serait de 3,6 milliards $ au terme d'un mandat de cinq ans. Comparativement, celui du PLQ prévoit 1,2 milliard $ pour la même période.
Le même exercice financier a été effectué par le Parti libéral du Québec sur la base des propositions de la Coalition avenir Québec (CAQ).