«En ce moment, il y a 15 millions $ alloués aux ressources humaines et nous voulons doubler ce montant», a lancé jeudi matin Françoise David, co-porte-parole de QS.
L'argent devrait servir à augmenter le nombre d'inspecteurs attitrés à la surveillance des entreprises pour qu'elles appliquent la Charte de la langue française.
QS déplore une diminution d'employés au cours des dernières années, à la suite d'une politique de non-remplacement des ressources.
«C'est bien beau de resserrer les lois, mais il faut du personnel pour les appliquer», a poursuivi Mme David.
Une charte plus large
En plus d'augmenter le budget de l'OQLF, QS veut élargir la portée de la Charte de la langue française, afin de l'appliquer aux entreprises qui ont dix employés et plus. Pour l'instant, elle n'est valide que pour les compagnies comptant plus de 50 travailleurs.
«La langue française est en danger à Montréal, a martelé Mme David. Elle est en danger parce qu'à l'ouest de la rue Saint-Laurent, il y a de plus en plus de commerces (…) où on s'adresse aux clients d'abord et avant tout en anglais.»
Elle veut de plus obliger les grandes entreprises à embaucher des cadres supérieurs qui s'expriment dans la langue de Molière.
Malgré ce resserrement des contraintes pour favoriser le français, QS refuse d'appliquer la Loi 101 aux établissements collégiaux, comme le Parti Québécois (PQ) le prône.
«Le PQ voit l'idée à l'envers. Si le marché du travail fonctionne d'un bout à l'autre en français, tout le monde voudra aller au cégep en français parce que c'est comme ça que ça fonctionnera», a tranché Françoise David.