Cette semaine s'annonce cruciale pour plusieurs établissements d'enseignement, où des étudiants devront décider de maintenir ou non le boycottage amorcé il y a plus de six mois.
Selon la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), 14 cégeps sont toujours en grève actuellement. Les étudiants de ces collèges seront appelés à se prononcer sur un possible retour en classe au cours des prochaines semaines.
Selon Éliane Laberge, présidente de la FECQ, les associations étudiantes devront redoubler d'ardeur pour mobiliser leurs membres et les inciter à participer aux processus de vote. «On est dans une situation particulière, en plein milieu de l'été. Voter maintenant, c'est différent qu'en mars ou en avril», a-t-elle fait valoir.
Pour mousser la participation des étudiants, la leader étudiante a suggéré plusieurs mesures. La tenue d'assemblées générales à une date proche de la rentrée permettrait entre autres d'attirer davantage d'étudiants.
Mme Laberge a soutenu que l'administration des établissements d'enseignement devrait aussi informer les étudiants de la date et de l'heure des votes.
Mardi, les étudiants du Cégep Marie-Victorin sont réunis en assemblée générale, de même que les étudiants en sciences humaines de l'UQAM.
Lundi soir, les étudiants en service social de l'Université de Montréal s'étaient prononcés à majorité en faveur de la reconduction de la grève. Cependant, le taux de participation était de moins de 10 %.
Les professeurs s'en mêlent
Les professeurs des cégeps et des universités de la province ont promis de respecter le vote des étudiants et refuseront de rentrer en classe si les étudiants reconduisent leur boycottage des cours. Ils préviennent qu'ils seront des milliers à refuser de forcer un retour sur les bancs d'école.
Par ailleurs, un groupe de 200 professeurs s'est réuni lundi à l'UQÀM pour présenter un manifeste signé par 2000 professionnels de l'enseignement d'un peu partout dans le monde.
Ce manifeste dénonçait notamment le projet de loi 78, qualifié de féroce.
Au cours des derniers jours, les fédérations étudiantes ont précisé que la réélection d'un gouvernement libéral ne mettrait en aucun cas un terme au conflit.