La veille, il avait livré une charge à fond de train contre le co-chef de Québec Solidaire, affirmant qu'il était un être populiste et opportuniste qui ne mérite même pas le respect.
M. Duceppe a également mis en doute les convictions souverainistes du député de Mercier, soulignant qu'il ne pouvait pas accorder son respect à des gens qui se gargarisent de ce mot (souverainiste) et appuient des fédéralistes dans des élections faisant référence au NPD.
«C'est rien de nouveau, ça fait trois fois que je déclarais ça dans les dernières semaines», a dit M. Duceppe à son arrivée au rassemblement dans Rosemont pour la candidature de Jean-François Lisée.
«J'ai dit ce que j'avais à dire, tout a été dit», a répété l'ex-politicien bloquiste qui n'a pas tenté d'en remettre.
«Je dis ce que je pense, je pense ce que je dis», a-t-il ajouté.
L'ancien chef du Bloc soutient qu'il n'est pas amer de la dure défaite électorale de mai 2011, qui a décimé son parti et fait élire une majorité de députés du NPD au Québec.
M. Duceppe, qui effectuait sa première sortie publique de la campagne, a rappelé qu'il comptait aider le PQ.
Charest et Legault réagissent
«Encore une fois, des chicanes entre souverainistes. Des tests de sang! Est-ce que M. Duceppe est plus souverainiste que M. Khadir? Je ne pense pas que c'est ça que les Québécois veulent entendre parler», a dit le chef de la Coalition avenir Québec.
Le premier ministre a estimé pour sa part que M. Duceppe a fait une déclaration «très inquiétante».
«Il est l'ancien chef du Bloc. Il fait campagne avec Mme Marois. Il a déclaré que M. Khadir ne méritait pas le respect. Comme si le respect c'était quelque chose d'optionnel : on peut respecter quelqu'un ou pas le respecter. Pour les péquistes, le respect, c'est une affaire d'option», a dit M. Charest.