OTTAWA - Le chef bloquiste Daniel Paillé ne participera qu'aux activités du Parti québécois pendant la campagne électorale québécoise et refusera donc les invitations des autres partis souverainistes.
«Je suis très pratico-pratique, a-t-il indiqué lors d'une entrevue avec l'Agence QMI. Pour que la souveraineté arrive un jour au Québec, il faut la formation d'un gouvernement majoritaire souverainiste au Québec, ça on n'en sort pas.»
Cette stratégie reflète la volonté des membres du Bloc qui ont adopté une résolution en ce sens lors du conseil général du Bloc du 31 mars, a précisé le chef bloquiste.
M. Paillé refusera donc les invitations des autres partis souverainistes tels qu'Option nationale et Québec solidaire. Le rapprochement de ce dernier parti avec les néo-démocrates fédéraux lors de la campagne fédérale de l'an dernier lui avait valu des reproches. Les militants seront par contre libres de voter pour le parti de leur choix.
S'il entretient de bonnes relations avec ces deux partis, les responsables «savent très bien que dans le cas d'une élection générale, je travaille exclusivement pour le Parti québécois».
«En ce qui me concerne, je suis logique dans mon approche, je ne peux pas souhaiter, travailler et inciter les gens à voter pour le Parti québécois et en même temps, aller sur les tribunes ou travailler avec Option nationale et Québec solidaire», a précisé M. Paillé.
Qu'il s'agisse de faire du porte-à-porte, de rencontrer des gens ou de prononcer des discours, le Bloc offrira son appui à l'organisation péquiste «là où ils veulent bien nous avoir».
L'équipe du Bloc a effectivement fondu. Ils ne sont que quatre députés et le Bloc ne compte plus que neuf employés, incluant M. Paillé.
Il est question que M. Paillé partage les mêmes tribunes que la chef péquiste, Pauline Marois. Rien de définitif, toutefois.
Trois ex-bloquistes, Serge Cardin qui affrontera Jean Charest dans Sherbrooke, Thierry St-Cyr et Robert Carrier, se présentent sous la bannière péquiste.