BLAINVILLE – Jean Charest a beau vouloir faire campagne sur la crise étudiante, Pauline Marois n'en démord pas : elle va taper sur le clou de l'intégrité.
La chef péquiste a démarré sa campagne en lionne en faisant des arrêts à Québec, Trois-Rivières, Joliette et Blainville.
Chaque fois, elle a martelé son mantra de campagne : il faut se «débarrasser» du gouvernement libéral.
«Je suis prête comme jamais je ne l'ai été», a-t-elle dit mercredi soir lors de son premier rassemblement militant à Blainville, aux côtés de ses candidats dans Laval, dont Bernard Généreux et Léo Bureau-Blouin.
«Je ne vais ménager aucun effort. Si nous travaillons sans relâche, tout est possible», a lancé la chef péquiste aux quelque 200 personnes.
Mme Marois a dit espérer que les Québécois jugent «très sévèrement» le gouvernement libéral qui est «usé et corrompu».
De passage à Trois-Rivières plus tôt en journée où elle a présenté sa candidate-vedette Djemila Benhabib, Mme Marois a accusé le premier ministre d'avoir déclenché des élections pour esquiver les questions sur son bilan et les révélations potentielles lors de la reprise des travaux de la commission Charbonneau.
La chef du PQ, arborant une nouvelle coiffure et un sobre tailleur, a démarré sa campagne en matinée deux heures avant le déclenchement officiel des élections par le premier ministre.
Mme Marois, qui en est à sa deuxième élection comme chef du PQ, a reconnu que cette élection est décisive pour elle et son parti qui a été tenu à l'écart du pouvoir depuis 2003.
« L'élection qui va avoir lieu le septembre prochain elle sera cruciale pour l'avenir du Québec», a dit Mme Marois.
Elle estime que le choix est facile pour les électeurs puisque libéraux et caquistes c'est «essentiellement du pareil au même».
Souveraineté
La chef du PQ a aussi beaucoup parlé de souveraineté dans son premier discours de campagne et elle a promis d'en parler chaque jour.
Elle a rappelé que son agenda référendaire est « toujours ouvert » et que le PQ tiendra un référendum lorsque le moment sera bon et lorsqu'il estimera qu'il peut l'emporter.
«Aujourd'hui on ne vote pas pour ou contre un référendum. On vote pour ou contre un gouvernement en devenir», a souligné Mme Marois.
Trois nouvelles candidatures pour le PQ
Pauline Marois a profité du lancement de sa campagne pour présenter trois nouveaux candidats qui porteront les couleurs du Parti Québécois dans la région de Québec.
Dans La Peltrie, le PQ sera représenté par Jean-Luc Jolivet, le fils de l'ancien ministre péquiste Jean-Pierre Jolivet.
Dans Vanier-Les-Rivières, le candidat du PQ sera Marc Dean, le fils d'un autre ministre péquiste et compagnon de René Lévesque, Robert Dean.
Finalement, dans Montmorency, la chef a présenté Michel Létourneau, une figure bien connue dans la région de Québec ayant œuvré au Festival d'été pendant plusieurs années.
«Nous avons à cœur la région de la Capitale-Nationale. Nous serons présents pour gagner à Québec avec l'équipe d'hommes et de femmes de qualité que nous présentons», a dit Pauline Marois.