Les syndiqués de la filiale nucléaire de SNC-Lavalin, Candu Énergie, sont en grève générale illimitée depuis lundi matin.
La Société des ingénieurs professionnels et associés (SPEA), qui compte 700 ingénieurs et scientifiques, et Candu ne sont pas parvenus à une entente.
La grève engendrerait un risque pour plusieurs projets d'énergie nucléaire au Canada selon le syndicat, tels que des travaux sur la centrale Gentilly 2 au Québec et les redémarrages de Bruce Power 1 et 2 en Ontario, ainsi que dans le monde.
Selon la porte-parole de Candu Énergie, Katherine Ward, la compagnie «participe à la conception et la construction d'installations nucléaires, mais n'en est pas l'opérateur, alors la grève ne met pas en péril les activités quotidiennes des centrales canadiennes ou étrangères».
Mme Ward rappelle qu'une portion des employés de la filiale, représentés par un autre syndicat, ont accepté les termes patronaux et entériné une nouvelle convention collective le 31 mai.
La convention collective des employés représentés par la SPEA est échue depuis le 1er janvier 2011. Les points en litige sont les salaires, le régime de retraite et les droits liés à l'ancienneté.
Les employés sont passés sous le contrôle de SNC-Lavalin en octobre 2011, quand le gouvernement fédéral a vendu Énergie atomique du Canada. Tous les réacteurs nucléaires canadiens en proviennent.
Avec Reuters