MONTRÉAL - La présidente de la Société du Vieux-Port de Montréal semble se payer du luxe aux frais des contribuables. D'après une enquête de l'Agence QMI, Claude Benoit a refilé ses factures de fleurs, de médecine au privé, de repas cinq étoiles, de cadeaux et de limousine à la société fédérale.
Le député conservateur de Lotbinière—Chutes-de-la-Chaudière est outré de la prodigalité de Mme Benoit.
« Elle a des comptes à rendre. Elle doit donner l'exemple, comme les députés, les ministres », a dit Jacques Gourde en entrevue à TVA Nouvelles. « Ça me choque! Ce sont des dépenses inacceptables, irresponsables. C'est un manque de respect pour les contribuables canadiens! Je comprends très bien l'indignation de la population. »
Questionné à savoir si le gouvernement allait exiger un remboursement des dépenses qui semblent poser problèmes dans les notes de frais de Claude Benoit, Jacques Gourde s'est montré prudent.
« On va attendre les recommandations du VG. Dès que le rapport sera déposé, nous allons prendre les mesures qui s'imposent afin que ce genre de situation ne se reproduise pas. [...] À la rigueur, on demandera peut-être des remboursements. »
Comptes à rendre
Alors que le gouvernement opère des coupures massives dans la fonction publique, que les Canadiens sont appelés à se serrer la ceinture, Claude Benoit doit-elle donner l'exemple et faire preuve de frugalité dans ses dépenses?
« Elle a des comptes à rendre. Elle doit donner l'exemple, comme les députés, les ministres. Nous avons pris des mesures dans nos propres budgets pour qu'il n'y ait pas de dépenses extravagantes comme celles-là. Nos administrateurs doivent faire leurs efforts. On se doit de gérer l'argent de façon responsable. C'est l'argent des Canadiens », a dit Jacques Gourde.
L'élu conservateur assure que le gouvernement Harper a agi promptement quand il a été informé des dépenses inusitées de la présidente de la Société du Vieux-Port de Montréal.
« Premièrement, nous avons demandé au Vérificateur général de faire enquête. Deuxièmement, nous avons demandé pour cette mauvaise gestion à une tierce partie, une partie indépendante, de valider chaque dépense de remboursement de frais de la part de Mme Benoit et du conseil d'administration », a-t-il assuré.