Organisée par la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), la «Manifestation du 22 juin contre la hausse des frais et la loi 78» se mettra en branle dès 14h, à partir de la place du Canada, située à la croisée du boulevard René-Lévesque et de la rue Peel.
Fidèle à ses habitudes et à son mandat, la CLASSE ne compte pas fournir de trajet au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Alors que les manifestations nocturnes s'essoufflent depuis déjà quelques semaines, l'association étudiante croit que la participation sera importante. «Les manifestations chaque 22 du mois sont toujours très rassembleuses», a souligné Camille Robert, co-porte-parole de la CLASSE.
«On s'attend à plusieurs dizaines de milliers de personnes», a-t-elle précisé. L'association anticipe une foule variée, à l'image des manifestations des derniers temps.
En ce qui concerne la fatigue que semble démontrer le mouvement étudiant, la CLASSE ne s'inquiète pas outre mesure du phénomène. «Il faut tenir en compte que ça fait quatre mois [que le conflit dure], donc la mobilisation évolue», a clarifié Camille Robert.
La décision d'organiser une marche deux jours avant la Fête nationale des Québécois a été prise il y a quelque temps en congrès, et une autre marche est déjà prévue pour le 22 juillet. La CLASSE souhaite ainsi «poursuivre la mobilisation pendant l'été».
Des conférences traitant notamment du conflit étudiant seront également présentées dans diverses villes de la province cet été. La CLASSE souhaite rejoindre la population au grand complet, et non pas seulement les étudiants. Les dates et les conférenciers seront annoncés sous peu.
Il y a un mois, le 22 mai dernier, des dizaines de milliers de personnes avaient pris d'assaut les rues de la métropole pendant de nombreuses heures, déambulant dans une ambiance festive. Plusieurs marches avaient eu lieu en même temps lors de cette journée.