Piquet de grève devant l'École nationale de police

Nicolet

Le personnel de l'École nationale de police du Québec (ÉNPQ), sans contrat de travail depuis un an, a dressé un piquet de grève devant l'institution. Photo Nicolas Ducharme / Agence QMI


Nicolas Ducharme

Dernière mise à jour: 08-06-2012 | 16h01

TROIS-RIVIÈRES – Le personnel de l'École nationale de police du Québec (ÉNPQ), sans contrat de travail depuis plus d'un an, a dressé un piquet de grève devant les entrées de l'institution pour protester contre la lenteur des négociations, à Nicolet vendredi matin.

Représentés par le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), les 200 employés ont déclenché une grève générale jeudi à 20 h pour dénoncer la lenteur des discussions dans le renouvellement de leur convention collective, échue depuis 15 mois.

Les activités quotidiennes de l'ÉNPQ ont dû subir les conséquences de ce court débrayage.

«C'est évident que le débrayage des deux tiers de nos employés a eu un impact sur nos activités. Aujourd'hui (vendredi), il y avait la cérémonie de finissants de la 126e promotion de l'école. Nous avons tout de même réussi à la tenir avec l'aide du personnel non syndiqué», a expliqué le directeur du Bureau des affaires institutionnelles et des communications, Pierre Saint-Antoine. Des cours ont aussi été annulés.

Vers l'équité salariale

Les syndiqués désirent que la structure salariale soit mise à jour et qu'elle respecte la loi sur l'équité salariale. Un plan global a été soumis, mais il n'a pas été accepté par l'ÉNPQ.

«Il y a eu plusieurs discussions, mais ça prend un mandat du Conseil du trésor et il ne vient pas. Il y a eu des séances de négociations annulées et nous tournons en rond. Je ne doute pas de la bonne volonté de l'École. Le problème est à la tête du gouvernement», a dit le président régional du SFPQ, Luc Légaré.

Du côté de l'ÉNPQ, on avance avoir fait une offre de qualité aux syndiqués, mais qu'il est impossible de céder à toutes les demandes. «Nous devons respecter les paramètres gouvernementaux, mais aussi notre capacité de payer», a souligné M. Saint-Antoine.

Les travailleurs souhaitent que l'entente soit signée avant les vacances estivales. La grève pourrait bien s'éterniser, puisque les syndiqués ont donné leur aval à une grève générale illimitée si les moyens de pression ne permettent pas de dénouer le conflit.

Protection des comédiens

Parmi les autres points de litige entre les deux parties se trouvent les compensations financières à offrir aux comédiens blessés. L'ÉNPQ fait appel à des acteurs lors de multiples situations, dont certaines impliquant la force physique. Puisque ceux-ci sont employés à temps partiel, une blessure peut avoir des répercussions importantes sur le portefeuille du comédien.

«Nous voulons une assurance revenu pour qu'ils puissent vivre décemment lorsqu'ils sont blessés», a déclaré le représentant syndical Luc Légaré.

D'autres séances de négociation sont prévues les 13 et 19 juin.


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