SALABERRY-DE-VALLEYFIELD – L'invitation à la discussion lancée par le grand manitou du Festival Juste pour rire, Gilbert Rozon, à l'endroit des leaders étudiants ne semble pas avoir impressionné le porte-parole de la CLASSE, Gabriel Nadeau-Dubois.
«Nous n'avons pas été contactés à ce sujet pour le moment. Mais je ne vois pas ce qu'on pourrait se dire», a lancé Nadeau-Dubois, interrogé en marge du congrès de la coalition qui se déroulait dimanche au Collège de Valleyfield.
Du même souffle, le coporte-parole de la CLASSE a indiqué que l'organisation ne prévoyait pas de manifestations lors du Festival Juste pour rire. «Mais je ne peux pas m'engager pour les milliers de gens qui en ont contre le gouvernement Charest», a-t-il ajouté.
Dans une entrevue accordée samedi, Gilbert Rozon admettait qu'il souhaitait rencontrer les leaders étudiants pour leur parler des conséquences économiques de leurs actions sur les grands événements prévus cet été dans la métropole.
«Mais il est aussi question des conséquences tout aussi affreuses pour leur image à eux, a déclaré M. Rozon. Il faut qu'ils le réalisent. Je crois au dialogue. C'est en se parlant qu'on se comprend.»
Mais Gabriel Nadeau-Dubois ne voit pas la situation du même œil. «Notre objectif n'est pas de nuire à l'économie, mais de garder notre système d'éducation accessible pour tous au Québec. Face au gouvernement, on ne joue pas à armes égales, on n'a pas accès au domaine Sagard. Nos seuls moyens de se faire entendre, c'est le fait que nous sommes beaucoup, que nous sommes créatifs et c'est de manifester dans la rue.»
Gabriel Nadeau-Dubois a rappelé que son rôle de porte-parole n'était que de transmettre au public les décisions prises par les associations membres de la CLASSE. «Ce n'est pas la personnalité des porte-parole qui va changer quoi que ce soit aux décisions prises par les membres.»