Éva Lecouteur-Bédard
Agence QMI

Une foule moins nombreuse marche de façon pacifique


Éva Lecouteur-Bédard

Dernière mise à jour: 28-05-2012 | 02h40

MONTRÉAL – La 34e manifestation nocturne contre la hausse des droits de scolarité s'est déroulée dans le calme, dimanche soir, à Montréal, avec une foule un peu moins nombreuse que la veille.

La marche a toutefois été déclarée illégale, mais tolérée, par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dès le départ à 20 h 30 à la place Émilie-Gamelin, en l'absence de trajet fourni à l'avance.

Un homme de 48 ans a été arrêté, un peu avant 21 h, après avoir lancé une casserole dans la vitre d'un autobus de la Société de transport de Montréal sur l'avenue du Mont-Royal. Il comparaîtra lundi pour faire face à des accusations d'agression armée et de méfait. Il s'agit du seul incident de la soirée rapporté par le SPVM, qui a indiqué sur son compte Twitter que la manifestation avait pris fin vers minuit.

Au plus fort de la manifestation, quelques milliers de personnes, la plupart casserole à la main, ont marché dans une atmosphère festive. Au moins deux groupes de manifestants se sont joints à un certain moment pour former une marche plus imposante.

«Les manifs, c'est une belle chose, a soulevé Jean-Marc Pham, qui a pris part à la marche. Charest a fait ça: il a éveillé les jeunes à la politique. On se questionne maintenant. C'est un bon début.»

«C'est sûr que je suis tannée d'être dans la rue, mais j'ai une conscience sociale. Je suis prête à rester le temps qu'il faut», a indiqué une autre manifestante, Clara Bastiani.

Des manifestants armés de casseroles se sont par ailleurs rendus devant le bureau de circonscription de la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, à Laval, dimanche soir.

À Québec, des centaines de personnes sont parties de l'Assemblée nationale pour marcher dans les rues du Vieux-Québec et du centre-ville dans le cadre d'une manifestation légale. Des rassemblements ont eu lieu ailleurs dans la province, notamment à Sainte-Thérèse et à Alma.

Veille de négociations

De leur côté, les associations étudiantes se préparent à amorcer une nouvelle ronde de négociations avec le gouvernement Charest. La rencontre avec la ministre Courchesne est prévue lundi à compter de 14 h.

«Mme Courchesne n'a pas précisé quelle serait la teneur des discussions de demain [lundi], a soulevé la co-porte-parole de la CLASSE, Jeanne Reynolds, en entrevue sur les ondes de LCN. On peut se demander "est-ce que ce sera simplement l'opération de séduction publique comme ç'a déjà été le cas?"».

«On souhaite que le gouvernement mette deux choses sur la table : la hausse des droits de scolarité et la loi 78», a pour sa part affirmé la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.

Le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin, «ose espérer que le gouvernement va arriver avec des scénarios qui vont permettre un brassage d'idées positif».

Les leaders étudiants se disent prêts à négocier de bonne foi et à trouver une solution au conflit qui, en date de dimanche, dure depuis 105 jours.

(Avec la collaboration de Sarah Bélisle)



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