Agence QMI

Une ambiance festive et familiale

Dernière mise à jour: 27-05-2012 | 02h57

MONTRÉAL – Au son des casseroles, la 33e manifestation nocturne contre la hausse des droits de scolarité s'est déroulée sans heurts, samedi soir, à Montréal.

Encore une fois, la manifestation a été déclarée illégale par le Service de police de Montréal (SPVM) dès le début à 20 h 30 à la place Émilie-Gamelin, car aucun itinéraire n'avait été fourni. La marche a toutefois été tolérée puisqu'aucun n'acte criminel n'a été commis.

L'ambiance était festive et familiale : des personnes de tous âges participaient à l'événement. La police n'a rapporté aucun geste de vandalisme et n'a observé que très peu de personnes masquées. Deux d'entre elles auraient été interpelées, ce que les policiers n'étaient pas en mesure de confirmer, peu après 23 h.

Les principales manifestations qui se tenaient simultanément ont convergé peu avant 22 h 30 pour n'en créer une seule, réunissant plusieurs milliers de personnes.

Une deuxième manifestation spontanée, se déroulant dans une ambiance aussi festive, a débuté peu après 23 h 15, sur la rue Sainte-Catherine. La foule, qui marchait en direction est, était moins imposante que celle de la manifestation principale. Ces deux manifestations ont convergé en début de nuit.

Quatre arrestations

Seulement quatre personnes ont été arrêtées pendant la manifestation.

Tout d'abord, vers 21 h, un automobiliste qui a vu sa voiture être encerclée par des manifestants a choisi de poursuivre son chemin, trainant ainsi un manifestant sur le capot de sa voiture sur une centaine de mètres. Le manifestant n'a pas été blessé.

Puis en début de nuit, les policiers ont dû arrêter deux autres individus qui ont frappé des chevaux de la cavalerie du SPVM. Ils pourraient être accusés d'entrave au travail des policiers.

Une quatrième personne a aussi été arrêtée, au courant de la soirée, pour avoir enfreint un règlement municipal.

Durant le rassemblement, des citoyens ont accusé des policiers de cacher leur numéro de matricule.

«Nous prenons cela très au sérieux et des vérifications seront effectuées. Nous demandons aux gens de nous envoyer des copies des photos prises et nous pourrons prendre les mesures appropriées, s'il y a lieu », a expliqué Daniel Fortier, porte-parole du SPVM.

De plus, au moins deux autres manifestations plus locales ont eu lieu dans la métropole, mais celles-ci ont été gérées par les postes de quartier.

Comme c'est le cas depuis plusieurs jours, des concerts de casseroles se sont fait entendre dès 20 h un peu partout dans la ville, comme ailleurs au Québec.

La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a d'ailleurs reçu la visite de quelques personnes tapant sur des casseroles devant sa résidence, à Laval.

Des manifestations se sont également tenues un peu partout dans la province. À Québec notamment, plus d'un millier de personnes ont marché dans les rues du Vieux-Québec, aussi de façon pacifique. Le trajet ayant été remis à l'avance, la marche y était cependant légale.

Des rassemblements ont aussi eu lieu à Sherbrooke, Laval, à Châteauguay, à Alma et à Sept-Îles.



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