MONTRÉAL – Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a ouvert une enquête afin de savoir si la CLASSE a intentionnellement modifié son trajet lors de la grande manifestation de mardi, contrevenant ainsi à la nouvelle loi 78, et n'exclut pas qu'une amende soit remise à cette association.
En marge d'un colloque à Montréal, le chef du SPVM, Marc Parent, a expliqué, mercredi, aux journalistes que même si la loi spéciale n'a pas été appliquée par les policiers lors de la manifestation qui s'est déroulée en journée dans la métropole, rien n'empêchait qu'une amende soit remise à la CLASSE dans un avenir plus ou moins rapproché.
« Ça vise principalement les organisateurs et au fur et à mesure que nos modes opérationnels vont s'ajuster on verra de quelle façon on peut la mettre en application d'une façon réaliste et aussi avoir la capacité d'agir pour les prochaines manifestations », a dit M. Parent.
Toutefois, le SPVM doit colliger des preuves afin de prouver que les organisateurs de la manif ont volontairement fait dévier les marcheurs de la trajectoire initiale qui n'avait pas été communiquée au corps de police par la CLASSE.
Les amendes prévues dans le projet de loi 78 sont de 7000 à 35 000 $ pour les dirigeants, employés, représentants, porte-parole d'une association étudiante, d'une association de salariés, d'un dirigeant d'un établissement ou d'un organisateur de manifestation.
Et les associations étudiantes, associations de salariés, établissements ou organismes qui organisent une manifestation illégale s'exposent à une amende de 25 000 à 125 000 $.