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Loi 78

Le ministre Dutil est inquiet mais satisfait

Agence QMI 
21/05/2012 11h59 
 
 
Loi 78 - Le ministre Dutil est inquiet mais satisfait
Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil 
© Agence QMI / Archives

MONTRÉAL – Près de 500 personnes ont été arrêtées lors des manifestations nocturnes du week-end à Montréal. Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, s'est dit inquiet, mais satisfait de la loi spéciale.

«Bien sûr que le comportement [des manifestants] nous inquiète, a-t-il reconnu lundi au micro de Claude Poirier au Vrai négociateur sur les ondes de LCN. Mais la loi 78 demande de donner le parcours comme dans bien des pays du monde dans un délai de huit heures, pas 15 ou 30 jours à l'avance, il n'y a rien de déraisonnable.»


«Actuellement, la police peut déclarer la manifestation illégale si elle n'a pas le parcours. Elle a un outil de plus qu'avant. Auparavant, elle ne pouvait pas déclarer la manifestation illégale avant qu'il y ait des projectiles qui soient lancés ou des actes criminels commis. Les policiers peuvent intervenir plus rapidement.»

Samedi et dimanche soir, les manifestations ont rapidement dégénéré au centre-ville de Montréal. Les arrestations se sont multipliées, les policiers sont même intervenus sur des terrasses de la rue Saint-Denis et plusieurs personnes ont été blessées, y compris des policiers.

«Il faut leur dire (aux manifestants) que, malheureusement, les manifestations risquent d'être déclarées illégales et que ceux qui veulent faire des manifestations pacifiques, ce n'est pas un endroit où aller», a prévenu le ministre Dutil.

Trouver un équilibre

Questionné à propos du sondage CROP-La Presse paru samedi qui indiquait que 67 % des Québécois sondés en ligne estiment que les policiers devraient être plus sévères envers les manifestants, Robert Dutil a dit comprendre leur point de vue.

«Il y a une charte des droits et libertés, le droit de manifester existe, a-t-il dit. Je comprends que les gens soient impatients, qu'ils voudraient que la police soit plus sévère. Il faut qu'il trouve un équilibre entre ceux qui veulent vraiment manifester correctement et ceux qui ne le veulent pas. Il ne faut pas être naïf. Tous les soirs à Montréal depuis une trentaine de jours les manifestations dégénèrent.»

«Des manifestations où les gens ont l'intention d'agresser la police, ça cause du grabuge, il faut mettre toutes les forces nécessaires», a ajouté M. Dutil, qui considère qu'il faut le plus de policiers que possible pour maîtriser la situation.



 
 


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