Jointe en avant-midi, l'attachée de presse de la ministre de l'Éducation, Kimberly Labar, n'avait pas été informée de la situation. Elle a par la suite expliqué que les sites du MELS et de l'AFE ont été fermés tous les week-ends par mesure préventive depuis les cyberattaques dont ils ont été victimes, à la mi-avril. Ils n'ont donc pas été la cible de pirates informatiques, a-t-elle assuré.
Par contre, le site du Parti libéral du Québec (PLQ) l'a bel et bien été, comme l'a confirmé le directeur des communications du PLQ, Michel Rochette. L'accès a finalement été restauré en après-midi.
«Ce sont des attaques assez communes dont nous avons été victimes au cours des dernières semaines», a-t-il précisé.
Le site web de l'Assemblée nationale a aussi été piraté dans la nuit de samedi, une attaque revendiquée par le groupe Anonymous, sur son compte Twitter.
Le 19 avril, le site internet du MELS a été la cible d'une attaque de pirates informatiques. Le titre «On a honte de notre gouvernement» se trouvait au haut de la page, en caractères gras. Plus bas, une fenêtre Twitter diffusait des gazouillis critiquant la position du gouvernement dans le conflit étudiant.
Quelques jours plus tôt, le 13 avril, le site internet du PLQ et des comptes de courriels du gouvernement ont été la cible d'une attaque. Un message d'erreur apparaissait à l'écran pour tout internaute qui tentait d'y accéder.
Grogne étudiante
Dans la nuit de vendredi à samedi, des milliers de manifestants ont marché pendant de longues heures dans les rues de Montréal pour dénoncer le recours à la loi spéciale, adoptée par l'Assemblée nationale, vendredi.
Le jour même, sur les réseaux sociaux, des personnalités publiques ont appelé les étudiants à envahir les boîtes de messagerie électronique de députés libéraux et à troubler l'accès à différents sites.