QUÉBEC - Le gouvernement du Québec doit prendre les moyens nécessaires pour que tous les étudiants qui le souhaitent puissent assister à leurs cours dès lundi prochain, a réclamé mardi le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault.
«On est rendus à l'heure où il faut trancher, le gouvernement doit faire en sorte que dans chaque cégep, chaque université, les étudiants qui souhaitent retourner en classe puissent y retourner lundi matin», a déclaré le chef de la CAQ à la sortie du caucus de ses députés à l'Assemblée nationale.
François Legault demande aux fédérations étudiantes de lancer un appel au calme pour que le retour en classe se fasse dans l'ordre. De même, les cégeps et les universités doivent s'assurer d'avoir les appuis policiers nécessaires «pour s'assurer que ça se fasse dans l'ordre [...]. On est rendus à l'étape d'organiser de façon sécuritaire la rentrée dans les classes», a plaidé François Legault.
«Il faut poser une date butoir, ça ne peut pas être plus tard que lundi prochain. Il faut prendre tous les moyens nécessaires [...] On pense que c'est possible de le faire», a insisté l'ancien ministre de l'Éducation.
Le président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin a déploré ces propos : «C'est totalement irréaliste et irresponsable de dire ça parce que ça va amener des confrontations, des tensions et des violences sur les campus. Je ne comprends pas comment quelqu'un qui veut devenir chef d'État peut demander ça. Les fédérations étudiantes demandent à reprendre les négociations avec le gouvernement. Selon la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins : «Les étudiants se sentent trahis. Après 12 semaines de grève, ça va prendre quelque chose de tangible pour qu'ils retournent en classe. L'annulation de la session est évoquée dans chaque assemblée».
«Les préoccupations quant à la session, ce n'est plus la priorité des étudiants, a confirmé Léo Bureau-Blouin. Ce qui revient le plus souvent, c'est l'entente. Les étudiants sont prêts à faire des sacrifices et à mettre leur session en péril pour avoir une meilleure entente. On a sous-estimé la détermination des gens», reconnaît M. Bureau-Blouin.
Les associations étudiantes ont continué à voter et à rejeter, mardi, l'entente de principe survenue samedi avec le gouvernement et à reconduire la grève.
Le premier ministre Jean Charest et la ministre de l'Éducation Line Beauchamp ont démontré une certaine ouverture à reprendre les discussions avec les étudiants dans le but de clarifier certains aspects de l'entente. Mais pas question de reprendre les négociations a statué Mme Beauchamp.