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Conflit étudiant

Négociations et bombes fumigènes

Agence QMI 
Régys Caron
04/05/2012 10h33 - Mise à jour 04/05/2012 19h50
 
 
Conflit étudiant - Négociations et bombes fumigènes
Les étudiants font une manifestation dehors pendant que les porte-paroles sont à la rencontre de la derniere chance, vendredi le 4 mai 2012.  
© Annie T Roussel / Agence QMI

QUÉBEC – Les associations étudiantes appuyées par les présidents de trois grandes centrales syndicales négociaient toujours avec la ministre de l'Éducation Line Beauchamp et son équipe en milieu de soirée vendredi. Tous étaient arrivés sur le coup de 16 h avec l'intention de négocier et de faire des compromis.

Voyant qu'une manifestation d'étudiants tournait à l'émeute aux abords de l'hôtel Le Victorin, à Victoriaville, où les libéraux tiennent leur Conseil général, les quatre leaders étudiants sont sortis de la rencontre, au beau milieu de la soirée, pour lancer un appel au calme.


«La CLASSE désire revenir sur certaines actions inacceptables, on parle de gens qui ont été blessés, de violence volontaire envers des personnes, des actions que nous condamnons. Ça s'inscrit dans une escalade de la confrontation qui n'aide en rien à résoudre le conflit», a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois.

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M. Nadeau-Dubois a été imité par Léo Bureau-Blouin, Martine Desjardins et Paul-Émile Auger qui sont venus tour à tour lancer un appel au calme. «On appelle les gens à manifester pacifiquement. On est à la recherche d'une sortie de crise à la table des négociations», a déclaré le secrétaire général de la TaCEQ, M. Auger. Les quatre sont retournés négocier immédiatement après leurs déclarations.

Sur le coup de 21 h, une trentaine d'étudiants ont fait irruption au rez-de-chaussée de l'édifice de la Banque Nationale pour scander des slogans hostiles au gouvernement Charest.

Cette rencontre de négociations mettait donc en présence les porte-parole des associations étudiantes, les présidents des centrales syndicales, la ministre de l'Éducation Line Beauchamp, la présidente du Conseil du Trésor Michelle Courchesne, le négociateur Pierre Pilote ainsi que les dirigeants des réseaux collégial et universitaire Jean Beauchênes et Daniel Zizian.

«Ouverture»

«Quand on négocie, chacun part de sa position et on finit par se rencontrer», a pour sa part laissé entendre le président de la FTQ Michel Arsenault, qui était accompagné des présidents de la CSN, Louis Roy et de la CSQ, Réjean Parent.

Les porte-parole des quatre associations étudiantes étaient arrivés à la rencontre avec un optimisme modéré. «On espère qu'il ne s'agira pas d'un exercice de relations publiques», a souhaité Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ.

La présidente de la FEUQ Martine Desjardins a précisé que la négociation devait obligatoirement porter sur le financement global des universités, pour espérer sortir de la crise qui dure maintenant depuis 12 semaines.

«Il faut vraiment aller voir la question du financement des universités, c'est là que se trouve la clé du consensus», a-t-elle dit.

Gabriel Nadeau-Dubois de la CLASSE s'est lui aussi montré heureux que le dialogue avec le gouvernement reprenne. «On est ici pour trouver une solution à cette crise-là qui a duré trop longtemps», a dit M. Nadeau-Dubois, avant de recevoir une chaleureuse poignée de main du président de la FTQ. L'autre association étudiante, la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) est aussi présente à cette rencontre au sommet.



 
 


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