SAGUENAY - Devant les militants rassemblés mardi à Alma, Pauline Marois a promis qu'une fois élue elle mettrait sur place une politique nationale de soins et de services à domicile.
«Les soins à domicile ça coûte quatre fois moins cher que les soins en milieu hospitalier», a lancé Pauline Marois devant les militants.
Mais elle ne s'est pas arrêtée là. La chef péquiste souhaite l'abolition de la taxe de la santé et ainsi redonner 400 $ à chaque famille de la classe moyenne chaque année.
«L'idée est un régime d'assurances d'autonomie qui permettrait de se faire soigner à domicile. Les soins seront donnés par des médecins ou des infirmières et les services seront supportés par l'économie sociale. Nous allons injecter 500 M$ pour développer ce nouveau service pour les personnes âgées», a expliqué la chef du PQ.
Bien des aînés souhaitent le retour des médecins à domicile afin de désengorger les urgences des hôpitaux, et Pauline Marois accueille cette proposition avec positivisme.
«C'est une hypothèse qui s'envisage, a-t-elle mentionné. À partir du moment que nous avons de bonnes infirmières qui sont de plus en plus formées, les aînés auront accès à des soins, mais j'envisage le déplacement de médecins à domicile».
Conflit des étudiants
Pauline Marois a aussi mentionné que si elle était élue demain à la tête du Québec, elle porterait fièrement le carré rouge et irait serrer les mains des lockoutés à Alma.
«Je serai capable de porter le carré rouge, parce que j'aurai réglé le conflit. Il y a eu une démotivation des étudiants, c'est d'ailleurs ce qu'est en train de faire Jean Charest. Un chef doit être respectueux et surtout de sa jeunesse. Jean Charest est dur avec les étudiants et mou avec la corruption.»
Soulignons que Pauline Marois a conclu son intervention en mentionnant qu'une fois élue, elle limiterait à 100 $ les dons aux partis politiques par personne afin d'éviter tout risque de corruption.