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Plusieurs actes de vandalisme à Montréal

Dernière mise à jour: 16-04-2012 | 13h01

MONTRÉAL – De probables opposants aux hausses des frais de scolarité ont commis dans la nuit de dimanche à lundi cinq actes de vandalisme à peu de temps d'intervalle ciblant des bureaux de ministres libéraux, à Montréal.

Le premier incident est survenu vers 3 h du matin au 750 boulevard Marcel-Laurin, dans l'arrondissement de Saint-Laurent, a indiqué Yannick Ouimet, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). L'édifice abrite les bureaux du ministre de la Justice, Jean-Marc Fournier.

Des fenêtres ont été fracassées avec des bouteilles, ce qui laisse croire qu'il s'agit d'attentats aux cocktails Molotov, mais il n'y a pas eu d'incendie.

Aux alentours de 3 h 20, les policiers ont été avisés que les bureaux de la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, avaient été recouverts de peintures et de graffitis de couleur rouge au 3269 rue Saint-Jacques, dans l'arrondissement du Sud-Ouest.

Les services d'urgence ont découvert qu'un produit chimique avait été déversé au sol, les locaux ont donc été évacués par mesure de sécurité.

Vandalisé par erreur?

Quelques minutes plus tard, vers 3 h 35, les fenêtres de deux immeubles de la rue Beaubien Est, dans l'arrondissement d'Anjou, ont également été fracassées par des bouteilles. Le premier bâtiment étant résidentiel, le SPVM croit qu'il s'agit «probablement d'une erreur» de la part des vandales. Le fait qu'un deuxième immeuble ait été frappé à quelques mètres quelques instants plus tard soutient cette hypothèse. Ce dernier bâtiment abrite les bureaux de la ministre du Travail, Lise Thériault.

Encore une fois, le produit que les récipients contenaient ne s'est pas enflammé. Deux contenants d'un produit dégageant une fumée chimique ont également été retrouvés sur place.

À 4 h, ce sont les locaux du ministre des Finances, Raymond Bachand, qui ont été visés à leur tour. L'immeuble situé au 5450 chemin de la Côte-des-Neiges, dans l'arrondissement de Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, a vu ses fenêtres barbouillées de rouge, mais les fenêtres n'ont pas été brisées.

Un produit toxique?

À la mi-journée, aucune arrestation n'avait été communiquée par le SPVM et on ne connaissait pas encore la nature du produit chimique retrouvé sur les lieux vandalisés. Selon le chef aux opérations du Service de sécurité Incendie de Montréal, Luc Robitaille, il n'était probablement pas inflammable.

Inadmissibles selon Lise Thériault

Directement touchée par les actes de vandalisme, la ministre Lise Thériault a fait savoir qu'elle considère que ces gestes sont inadmissibles, mais aussi dangereux puisqu'ils ont mis en danger la sécurité des citoyens, dont des personnes âgées.

Des actes «épouvantables»

La ministre de l'Immigration et des communautés culturelles, Kathleen Weil, a dénoncé ces actes de vandalisme.

«C'est épouvantable, c'est très inquiétant, a-t-elle dit en marge d'une conférence de presse. Je comprends qu'il y a des enquêtes aujourd'hui pour voir qui sont ceux qui sont à la source de ces actes de vandalisme, mais c'est déplorable.»

Elle refuse de cibler les étudiants, qui ont, selon elle, «démontré une capacité de s'exprimer de façon très calme».

«C'est important de continuer ainsi et que tout acte de vandalisme soit dénoncé vigoureusement», a-t-elle ajouté.

La CLASSE se dissocie

Le co-porte-parole de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), Gabriel Nadeau-Dubois, a tenu à dissocier son mouvement des actes commis.

«Ce ne sont pas les moyens que l'on met de l'avant, on n'encourage certainement pas les étudiants à faire ça», a-t-il affirmé.

Par contre, il a estimé que la seule qui peut faire un appel au calme efficace, c'est la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp. Gabriel Nadeau-Dubois a ajouté qu'elle doit entrer en dialogue «avec l'ensemble du mouvement étudiant, y compris la CLASSE».



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