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Hausse des frais de scolarité

Pauline Marois s'adresse aux étudiants

Agence QMI 
Marie-Josée Roy

05/04/2012 22h35 
 
 
Hausse des frais de scolarité - Pauline Marois s'adresse aux étudiants
Pauline Marois, lors d'un spectacle en support à la grève des étudiants organisé par la FAECUM au parc de la Place du Canada à Montréal. 
© Philippe-Olivier Contant / Agence QMI

MONTRÉAL – Pauline Marois a une fois de plus réitéré son soutien aux étudiants en grève lors d'un spectacle extérieur organisé par la Fédération des associations étudiantes du campus de l'Université de Montréal (FAÉCUM), à la Place du Canada, jeudi.

Ayant pris la parole autour de 18 h, une trentaine de minutes après le début de la prestation qui mettait notamment en vedette les groupes Orange Orange et Malajube, la chef du Parti Québécois a d'abord promis au jeune public que son équipe abolirait la hausse de 75 % des frais de scolarité si elle était portée au pouvoir. Puis, s'adressant ensuite aux médias, Pauline Marois a invité le premier ministre Jean Charest à ouvrir un véritable dialogue avec les étudiants.

«Dès le début, nous avons adopté une position claire sur la question de l'augmentation des frais de scolarité, a-t-elle soutenu. Nous pensons que c'est tout à fait inacceptable. N'oubliez pas que les étudiants ont vu leurs frais de scolarité augmenter de 100 $ par année depuis cinq ans.»

«Si nous étions élus, nous éliminerions cette taxe injuste et inéquitable, a dit Mme Marois. Je fais appel à M. Charest et à son gouvernement : ils doivent s'asseoir à la table avec les étudiants, pour ouvrir un véritable dialogue, une discussion. Dans un premier temps, on devrait quasiment mettre de côté la hausse pour être capable de discuter dans un contexte un peu plus serein.»

La chef de l'opposition officielle a ensuite émis des réserves quant à l'annonce faite jeudi matin par la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp. Cette dernière a promis de bonifier le système de prêts et bourses et de mettre en place une méthode de remboursement proportionnel au revenu.

«Il fallait absolument retoucher l'aide financière aux études, a ajouté la chef péquiste. Mais une chose m'a profondément choquée : le gouvernement a recyclé une vieille annonce, et c'est une véritable astuce.»

«Quand il a annoncé qu'il mettrait en place une politique de remboursement proportionnel au revenu, il avait oublié qu'en 2005, M. Pierre Reid, alors ministre de l'Éducation, dans une crise comparable à celle que l'on vit maintenant, avait annoncé qu'il allait implanter un régime semblable. M. Jean-Marc Fournier a ensuite pris la relève et, quelques mois plus tard, il a annoncé qu'il n'y en aurait finalement pas. C'est donc assez ironique que la ministre de l'Éducation propose aujourd'hui quelque chose qui a été rejeté et qui avait été promis. Ça donne la mesure de l'attitude du gouvernement, qui en est une de confrontation.»

Questionnée à savoir si les étudiants devraient rendre les armes ou poursuivre leur combat, Pauline Marois est demeurée vague.

«Je crois que les étudiants, jusqu'à maintenant, ont été très responsables, très imaginatifs, a-t-elle précisé. Il y a eu à peine quelques petites bavures, mais je crois que, de façon générale, les responsables étudiants ont invité les jeunes à respecter les règles et les citoyens. Moi, je souhaite une seule chose : que le gouvernement ouvre la porte.»

 
 


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