MONTRÉAL – Au lendemain d'une manifestation historique à Montréal, le mouvement étudiant est déterminé à poursuivre ses efforts afin de faire reculer le gouvernement Charest dans le dossier de la hausse des droits de scolarité.
C'est ce qu'ont annoncé la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) à l'occasion d'un point de presse, vendredi matin. « Le gouvernement comptait sur la démobilisation à partir du 22 mars alors on va lui prouver qu'on est d'autant plus déterminé […] Ce n'était que le début de la mobilisation », a déclaré Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.
Alors que quelque 200 000 personnes ont signifié leur appui envers les étudiants en défilant dans les rues de Montréal jeudi après-midi, aucune discussion n'a eu lieu entre les étudiants et le gouvernement, ont rappelé les associations étudiantes.
Devant cette fermeture de Québec, les étudiants prévoient une escalade des moyens de pression dans les prochains jours, afin de forcer le gouvernement à entamer des négociations. La FEUQ et la FECQ promettent entre autres d'assurer une présence lors des sorties publiques des députés libéraux, notamment en perturbant leurs conférences de presse.
« On ne veut pas répéter ce qu'on a pu voir avec les ponts », a précisé Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ. « Ce qu'on veut cibler, ce n'est pas la classe moyenne, mais bien les députés libéraux. On n'appelle pas non plus à la violence, on veut que le tout reste pacifique, mais ça devient de plus en plus difficile de calmer les troupes », a-t-il poursuivi.
Manifestations partout au Québec
En plus d'assurer une présence lors des sorties publiques des députés, plusieurs manifestations sont à prévoir dans les diverses régions du Québec au cours des prochaines semaines. Au moment où près de 227 000 étudiants sont en grève, des rassemblements auront lieu à Rouyn-Noranda et Rimouski, le 24 mars, à Montréal le 27 mars et à Sherbrooke le 4 avril.
« On ne fait pas ça de gaieté de coeur. On est dans la rue parce que le gouvernement ne nous laisse pas le choix », a indiqué Mme Desjardins.