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Apparence de partialité dans des reportages

Radio-Canada - Apparence de partialité dans des reportages

© JEAN-FRANCOIS VILLENEUVE/ARCHIVES AGENCE QMI

MONTRÉAL – L'ombudsman de Radio-Canada, Pierre Tourangeau, estime dans une décision rendue cette semaine que cinq reportages de la journaliste Ginette Lamarche ne respectent pas l'une ou l'autre des valeurs d'exactitude, d'équilibre et d'impartialité des Normes et pratiques journalistiques de la société d'État.

Les reportages de la journaliste et correspondante de la Radio de Radio-Canada au Moyen-Orient portaient sur le conflit israélo-palestinien et ont été diffusés du 19 au 23 décembre 2011.

«Compte tenu de la portée de cette révision, j'émets le vœu que la direction de l'Information et sa journaliste aient une discussion de fond sur ses arguments et constats», a fait savoir M. Tourangeau.

Dans une plainte adressée à l'ombudsman, Michelle Whiteman, directrice régionale pour le Québec d'Honest Reporting Canada, un organisme qui s'intéresse à la couverture médiatique d'Israël et du Moyen Orient, a mis en exergue différents éléments de reportage qui, selon elle, enfreignent les valeurs d'exactitude, d'équité et d'équilibre des Normes et pratiques journalistiques (NPJ) de Radio-Canada.

Par exemple, sur le reportage du 19 décembre, à propos du retour de jeunes Palestiniens libérés par Israël, la plaignante estimait que la déclaration de la journaliste était une «généralisation» et ne résistait pas aux faits.

Mme Lamarche disait notamment que «plusieurs jeunes Palestiniens passent une bonne partie de leur jeunesse derrière les barreaux pour avoir jeté des pierres ou avoir participé à une manifestation».

«Pour les jeunes âgés de 24 ans et moins, le temps passé en prison est en moyenne de sept mois», soulignait de son côté la plaignante.

Tout en soulignant que les infractions aux NPJ sont involontaires et «accidentelles», l'ombudsman estime que ces reportages présentent au moins une apparence de partialité.

Heureux de la décision

«Je suis très heureux de la décision obtenue par Honest Reporting», a déclaré David Ouellette, directeur adjoint des affaires publiques du Québec pour le Centre consultatif des relations juives et israéliennes, qui collabore régulièrement avec Honest Reporting Canada.

M. Ouellette a ajouté qu'ils avaient reçu de nombreuses décisions similaires au sujet de cette journaliste depuis 2008.

Des représentants de la société d'État ont assuré ce dernier, en septembre dernier, qu'ils ont pris au sérieux les plaintes. «Cependant, nous n'avons pas remarqué d'amélioration», a ajouté David Ouellette.

La plaignante s'était d'abord adressée à la direction de l'information de la société d'État, mais la réponse qu'elle avait obtenue ne l'avait pas convaincue.



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