Rien ne va plus


Rémi Nadeau

Dernière mise à jour: 14-02-2012 | 14h17

QUÉBEC — Le gouvernement du Québec pourrait décréter les conditions de travail des éducatrices syndiquées des centres de la petite enfance. À la veille de nouvelles journées de grève annoncées par le syndicat lundi, les négociations se trouvent toujours dans une impasse.

Le Journal de Québec a appris que rien ne va plus à la table de négociations depuis que la partie patronale a décidé de claquer la porte.

Les représentants des employeurs — les 13 associations régionales de CPE — ont demandé au ministère de la Famille de leur donner des garanties financières pour pouvoir donner des avantages qu'ils ont déjà consentis dans le passé aux syndiquées.

Devant le refus du gouvernement, les porte-parole ont quitté la table.

Le cabinet de la ministre de la Famille, Yolande James, a haussé le ton mardi matin, n'écartant pas la possibilité d'imposer les conditions de travail des 8500 travailleuses.

«Le gouvernement va prendre les choses en mains. Nous avons été de bonne foi, nous avons présenté des offres généreuses pour en arriver à une entente négociée, mais nous allons prendre nos responsabilités et nous n'écartons plus d'option», a affirmé son attaché de presse de Mme James, Olivier Duchesneau.

À son entrée à la réunion des députés libéraux ce midi, la ministre s'est montrée beaucoup plus réservée.

«La discussion se poursuit et comme toujours, nous essayons d'obtenir une entente négociée, ce qui est la meilleure chose pour les parents», a-t-elle brièvement commenté.

Pour sa part, la CSN a publié un communiqué de presse confirmant que la partie patronale s'était retirée de la table de négociations vers 23 h lundi soir.

«Depuis le début, nous sentons que certains employeurs veulent nous forcer à exercer la grève», a affirmé Jeff Begley, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

«En quittant abruptement la table de négociation, ils ne nous donnent d'autre choix que de mettre à exécution notre débrayage cette semaine», a-t-il ajouté.

La centrale syndicale annonce qu'à défaut de la conclusion d'une entente de principe, une autre grève générale à travers la province est prévue pour lundi et mardi de la semaine prochaine.

Mercredi, les syndiquées des CPE des régions seront en grève, alors que leurs consœurs de Montréal, Laval et Québec les imiteront jeudi.


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