Ian Gauthier
Agence QMI

L'avocat Léo-René Maranda est mort

À 79 ans - L'avocat Léo-René Maranda est mort

Léo-René Maranda© Agence QMI / Archives


Ian Gauthier

Dernière mise à jour: 29-01-2012 | 22h46

L'avocat et criminaliste Léo-René Maranda, qui a été impliqué dans plusieurs causes célèbres au Québec, est décédé à 79 ans, samedi soir.

Son épouse a confirmé à l'Agence QMI que l'avocat, affligé par divers problèmes de santé, a rendu l'âme vers 22 h dans son condo d'Hallandale, en Floride.

En plus de son épouse, il laisse dans le deuil ses trois enfants, Nathalie, Louis-Raymond et Jean-René.

Léo-René Maranda a été avocat pendant 54 ans. Il avait remis sa démission au Barreau il y a environ un an, a indiqué son épouse.

Au fil de sa carrière, il a notamment eu pour clients Lucien Rivard, Vincent Cotroni, les frères Dubois, en plus d'être un avocat de membres des Hell's Angels pendant plusieurs années.

«Le droit, c'était son défi, sa maîtresse, a expliqué son fils, Louis-Raymond. Je l'ai vu travailler des 18 heures par jour sans se fatiguer.»

M. Maranda était reconnu par ses pairs pour son habileté dans les contre-interrogatoires, a raconté son fils, qui est président de la Chambre des huissiers de justice du Québec.

«Serge Quesnel, le tueur à gages, a écrit que son pire cauchemar était d'être contre-interrogé par mon père, a-t-il expliqué. Mon père avait une force de caractère incroyable. C'était un homme solide qu'on ne pouvait pas intimider.»

«Il avait le don de garder des témoins dans la boîte pendant 5 ou 6 jours, a raconté le chroniqueur judiciaire Claude Poirier. C'était un grand plaideur.»

«Il connaissait la loi sur la preuve par cœur, il a toujours dit que c'était son meilleur outil, s'est rappelé le fils du disparu. Il n'était pas du genre à produire des défenses. Il m'a dit récemment qu'il n'avait jamais voulu de confessions de ses clients parce que ça lui permettait de les défendre seulement avec la preuve.»

«À travers sa carrière, il a fait raffiner les méthodes d'enquête des policiers et les méthodes d'interrogatoire de la Couronne, a affirmé Louis-Raymond Maranda. Il a définitivement fait avancer le droit criminel au pays.»

«C'était un grand, a résumé Claude Poirier. Il était de la trempe des Raymond Daoust, Guy Guérin ou Gabriel Lapointe. Il n'y en a plus comme lui aujourd'hui.»



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