MONTRÉAL – En voulant décourager la délinquance par l’instauration de peines de prison plus sévères, Ottawa va provoquer une explosion des coûts de gestion du système carcéral au Québec.
C’est ce qu’affirme l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) dans une note économique publiée jeudi et intitulée « Coûts et efficacité des politiques correctionnelles fédérales ».
D’après l’IRIS, le projet de loi C-25 engendrera pour le Québec des coûts annuels supplémentaires de 407 millions $. Le projet de loi C-10 coûtera quant à lui 82 millions $ de plus.
« Le gouvernement du Québec prévoyait une enveloppe de 379 millions $ pour la gestion de ses prisons en 2011-2012. Ces coûts annuels supplémentaires représenteront donc une augmentation de 129 % », peut-on lire dans la note.
Les mesures contenues dans les projets de loi C-25 et C-10, prévoient, entre autres, la modification du calcul des peines pour les criminels placés en détention provisoire, des peines minimales automatiques ou plus sévères pour les jeunes délinquants, ainsi que le durcissement des conditions de liberté conditionnelle.