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Lutte contre la corruption

La RBQ est trop faible, selon l’ADQ


Rémi Nadeau/Agence QMI
07/10/2011 04h28 
Lutte contre la corruption - La RBQ est trop faible, selon l’ADQ
Sylvie Roy, députée de l’ADQ. 
© Jean-François Desgagnés/Agence QMI

Les dirigeants de la Régie du bâtiment n’ont pas l’indépendance et la compétence nécessaires pour s’attaquer à la corruption dans l’industrie de la construction, clame l’Action démocratique du Québec.

Selon la députée adéquiste Sylvie Roy, la loi 73 prévoyant des mesures de lutte contre la corruption constitue une «passoire» en raison du manque d’étoffe des trois dirigeants de la RBQ, responsables de son application.

Pierre-Michel Auger, ex-député libéral, a été enseignant en hôtellerie et tourisme, alors que Michel Beaudoin, ex-vice-président chez Roche, a été attaché politique d’un ministre libéral et que Robert Généreux a été employé d’une firme du député libéral David Whissell.

«Moi je pense que ces personnes-là ne font pas le poids pour rendre des décisions contre les avocats des Tony Accurso de ce monde qui pourraient perdre des millions $ de contrats s’ils voyaient leur license suspendue», a expliqué la porte-parole adéquiste en matière de sécurité publique.

Mme Roy estime que la proximité des trois dirigeants avec le parti libéral et leur manque de connaissances juridiques peuvent expliquer leur récente décision à l’égard de la firme Terramex, qui a vu sa license suspendue seulement pour sept jours, malgré une fraude de 280 000 $.

«Il faut comprendre que la régie avait comme mandat original de surveiller les piscines, la sécurité dans les escaliers, alors là, pour la loi 73, il aurait fallu qu’ils se dotent d’une escouade avec les capacités juridiques», a-t-elle affirmé.

Thériault à la défense

La ministre du Travail, Lise Thériault, a rejeté du revers de la main les insinuations de l’ADQ et a défendu les dirigeants de la régie.

«Il y a des gens qui n’ont pas nécessairement une formation de juriste, et ça ne les empêche pas d’avoir un bon jugement et d’être capables de prendre les décisions qui s’imposent», a-t-elle rétorqué.

Mme Thériault a aussi indiqué que les dirigeants de la RBQ sont appuyés dans leur travail par une équipe de juristes et d’avocats.

Toutefois, elle a laissé entendre que les règles de gouvernance de la régie seraient revues, dans le cadre des modifications qu’elles comptent apporter bientôt à la loi 73.



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