Pierre Michaud
Agence QMI

Une marche de Rimouski à Montréal


Pierre Michaud

Dernière mise à jour: 16-05-2011 | 16h37

La Grande marche du moratoire d’une génération s’est élancée lundi de Rimouski. Quelque 30 personnes ont pris le départ de la randonnée à pied de 600 km en direction de Montréal pour protester contre l’exploitation du gaz de schiste au Québec.

Cette marche fera des haltes dans 33 municipalités riveraines du fleuve jusqu’au 17 juin.

À Rimouski, les marcheurs se sont d’abord dirigés vers les bureaux de Pétrolia, une compagnie d'exploration gazière et pétrolière qui possède des droits sur l’île d’Anticosti et en Gaspésie.

«On part à 30 marcheurs, mais on espère que ça va faire boule de neige, de ville en ville et de village en village, a commenté une militante de Bécancour, Marie-Ève Leduc. On parle du moratoire d’une génération parce qu’une génération, soit 20 ans, c’est le temps qu’il faut pour bien mesurer tous les impacts d’une activité comme la recherche et l’exploitation de gaz de schiste.»

«Être entendus»

«Cette action est le début d’une série d’interventions prévues tout au long des deux prochaines années, a expliqué l’un des organisateurs, Philippe Genest. On offre aux citoyens la possibilité de s’entraîner à la désobéissance civile pacifique. On se prépare à faire des actions comme la marche, comme de l’occupation. Si ce gouvernement là n’arrête pas d’encourager l’exploitation des gaz de schiste, si ce gouvernement nous maintient dans la dépendance des hydrocarbures au lieu d’encourager les énergies vertes (…), il va trouver des centaines, sinon des milliers de personnes comme nous sur son chemin.»

Selon leur itinéraire, ils espèrent être à Rivière-du-Loup le 20 mai, à Québec le 29 mai et à Trois-Rivières le 5 juin. L'arrivée à Montréal est prévue le vendredi 17 juin.


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