Paul-André Gilbert
Agence QMI

La pluie des prochains jours est un coup dur pour le moral des sinistrés

Inondations - La pluie des prochains jours est un coup dur pour le moral des sinistrés

À Sainte-Anne-de-Sabrevois le 14 mai 2011, le moral des habitants est au plus bas.© Agence QMI / Charles-William Pelletier


Paul-André Gilbert

SAINTE-ANNE-DE-SABREVOIS - La pluie annoncée pour les prochains jours est une épreuve de plus pour les sinistrés de Sainte-Anne-de-Sabrevois. Le moral des habitants des résidences qui bordent la rivière Richelieu est au plus bas, même si le niveau d’eau a commencé à baisser.

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Même s’il y a encore quelques résistants, la plupart des résidences situées sur le bord de l’eau ont été désertées par leurs propriétaires dans les dernières semaines.

Suzie Griffiths est une retraitée qui réside au bout de la 37e avenue. Elle loge dans un hôtel en attendant la fin des inondations, mais elle passe tous les jours vérifier l’état de sa demeure et s’occuper de ses chats. Lorsqu’on emprunte le rang submergé qui mène jusqu’à chez elle on peut voir des carpes qui devraient normalement nager beaucoup plus loin dans la rivière.

La pluie qui s’en vient a un effet dévastateur sur son moral. «Je ne veux pas y croire», a-t-elle dit. Parce qu’elle est située sur le bord de l’eau, la maison de Mme Griffiths n’est pas assurée. Elle risque de tout perdre.

«La boule que j’ai dans l’estomac, elle est toujours là» Les inondations envahissent tellement la vie de la riveraine qu’elle est en train de développer une phobie de l’eau. «J’étais dans la chambre d’hôtel et à un moment donné je me suis levée parce que je croyais qu’il y avait de l’eau dans le coin», a-t-elle indiqué.

Mme Griffiths est si furieuse que lorsqu’elle vient à sa maison elle s’assoit dos à la rivière pour ne pas la voir. Les inondations sont un coup dur de plus pour la dame qui est aux prises avec des problèmes de santé et qui a perdu son mari il y a trois ans.

Dans le rang voisin, Sylvie Normandin et son conjoint Denis Lavoie s’affairent à nettoyer et réparer la maison de la veuve du père de M. Lavoie. «Le moral va bien pour nous, mais c’est plus difficile pour les gens qui habitent ici», a affirmé Mme Normadin. M. Lavoie explique que la situation est tellement difficile pour la veuve de son père qu’elle a de la difficulté juste à passer devant sa maison.

Son voisin, Gabriel Lemaire préfère quant à lui rester optimiste. «On en a eu assez. Ça va être décourageant pour bien du monde tantôt. Si le niveau monte, ça va être l’enfer», a-t-il déploré.

Résidence temporaire

Une cinquantaine de résidants de Sainte-Anne-de-Sabrevois sont logés à l’Auberge Harris de Saint-Jean-Sur-Richelieu en attendant de réintégrer leur domicile. C’est la Croix-Rouge qui défraie les coûts de logement et de nourriture. Présentement 21 chambres sont occupées par des sinistrés. La propriétaire de l’auberge, Françoise Boucher Boutin, indique que la pluie qui a commencé ce matin a fait baisser le moral de ses pensionnaires. «Les gens étaient très déçus. Le moral avec la pluie qui tombe aujourd’hui est un peu plus bas qu’il était», a-t-elle mentionné.



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