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Jean Charest rejette toujours l'idée d'un moratoire

Gaz de schiste - Jean Charest rejette toujours l'idée d'un moratoire

Jean Charest© Agence QMI / Archives

MONTRÉAL – Jean Charest rejette l’idée d’un moratoire sur le gaz de schiste. De passage à l'émission «Mongrain» à LCN, le premier ministre Jean Charest a défendu le développement du gaz de schiste.

«Il faut prendre une approche très mesurée, et c'est exactement ça qu'on fait», a dit le chef libéral.

Il reconnaît toutefois que ce dossier n'a pas été géré comme il aurait dû l'être. «Je pense que l'industrie n'a pas été très habile non plus, et là, tout a déboulé», a-t-il affirmé à LCN.

Le premier ministre a par ailleurs réitéré un des points les plus controversés de ses huit ans de règne : il n'est toujours pas question de mettre sur pied une commission d'enquête sur le milieu de la construction et la corruption.

«On a longtemps gardé cette porte-là ouverte, mais là, l'unité permanente de lutte contre la corruption va faire la job», a-t-il soutenu.

Selon lui, les commissions d'enquête précédentes n'ont pas permis de mettre un point final aux abus divers. «On veut une solution qui est plus permanente», a-t-il expliqué.

Jean Charest croit d'ailleurs que la forte opposition populaire à ces deux choix gouvernementaux ne doit pas changer sa détermination. «Si on prenait des décisions justes parce qu'un sondage dit telle affaire, on me reprocherait exactement le contraire», a-t-il souligné.

Dans le dossier de la grève des procureurs de la Couronne, forcés de rentrer au travail contre leur gré par une loi spéciale, Jean Charest se défend bien d'avoir erré.

Le chef libéral a réitéré que des ajustements peuvent encore être apportés aux conditions de travail des procureurs. «On va en nommer davantage d'avocats, on va leur donner des avantages supplémentaires», a-t-il promis.

Il a toutefois reconnu que Louis Dionne, le directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec en qui Jean Charest a «totalement confiance», devra «travailler pour s'assurer que la poussière retombe».

Le premier ministre libéral ne s’inquiète pas pour sa faible cote de popularité. Il compte d'ailleurs être en place au prochain scrutin afin de récolter les fruits de ses politiques. «Je vais rester», a-t-il tranché de façon catégorique.



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