En devenant président de l’Association pétrolière et gazière, Lucien Bouchard devrait toucher de 600$ à 750$ l’heure, selon une source qui a voulu garder l’anonymat.
C’est sans compter l’armée de professionnels et d’avocats dont M. Bouchard pourrait vouloir s’entourer.
En octobre, le quotidien «24H» avait appris que la Société de transport de Montréal (STM) avait dû allonger 7,5 millions $ supplémentaires pour défrayer les honoraires professionnels des firmes qui s’occupent de la préparation du contrat de renouvellement des voitures du métro.
La STM avait notamment payé 5 millions $ en honoraires professionnels à deux firmes d’avocats, soit 1,4 million $ au cabinet Fasken Martineau et 3,6 millions $ au cabinet Davies Ward Phillips & Vineberg, entre autres pour les services de l’ancien premier ministre Bouchard.
Présidence risquée
En acceptant ce poste, Lucien Bouchard devra notamment promouvoir l’exploitation du gaz de schiste, qui suscite l'inquiétude de nombreux Québécois. Une autre source bien informée s’est montrée très surprise par le choix de M. Bouchard de s’impliquer dans ce dossier.
Même si M. Bouchard a souvent dû piloter des dossiers dont la dimension politique était très forte, celui-ci est de loin le plus controversé, a-t-elle souligné.
«C’est un homme excessivement prudent et très intelligent, et le dossier de gaz de schiste est très complexe», a-t-elle dit.
Cette source a signalé qu’André Caillé jouissait d’une réputation enviable avant de devenir le porte-étendard du gaz de schiste. Même la réputation du juge Michel Bastarache n’est pas sortie complètement indemne de la très médiatisée Commission Bastarache, a-t-elle ajouté. «C’est un choix risqué», a-t-elle dit.